
Lundi 28 juillet, une attaque menée par un groupe armé contre la base militaire de Dargo, située dans la province de Boulsa, dans le nord du Burkina Faso, a causé la mort d’une cinquantaine de soldats, selon des témoignages recueillis mardi. Cette offensive violente, attribuée au groupe jihadiste Jama’at Nasr al-Islam wal-Muslimin (JNIM), a semé la terreur dans la région.
Selon des sources locales, parmi lesquelles un chef de communauté et un habitant qui ont préféré rester anonymes par peur de représailles, une centaine de combattants armés ont participé à cet assaut. Après les attaques meurtrières, les assaillants ont pillé et incendié la base militaire, aggravant ainsi la situation déjà tendue dans le pays.
Toutefois, le gouvernement militaire burkinabé n’a pas encore confirmé officiellement cette attaque. Le JNIM, un des nombreux groupes islamistes actifs dans la région du Sahel, est bien connu pour ses actions violentes en Afrique de l’Ouest, ayant déjà causé la mort de centaines de civils et de militaires.
Le Burkina Faso traverse une période particulièrement troublée, avec une montée en puissance des groupes armés qui contrôlent une large partie du territoire, notamment en dehors de la capitale Ouagadougou. Cette insécurité croissante a déjà conduit à deux coups d’État successifs, reflétant l’instabilité politique et militaire du pays.
Malgré l’arrivée au pouvoir du chef militaire Ibrahim Traoré, qui s’est entouré d’alliés politiques et militaires, les groupes jihadistes continuent de représenter une menace importante. Leur capacité à mener des attaques audacieuses et meurtrières, comme celle de Dargo, montre leur puissance et leur résilience, rendant difficile leur containment pour les forces de sécurité burkinabées.
Rédaction kominotek NEWS

