
Le village de Labrodrie, situé dans la localité de Bercy entre Arcahaïe et Cabaret, a été témoin d’un massacre sanglant perpétré par la coalition criminelle Viv Ansanm, dirigée par Jeff Canaan. Selon l’organisation de défense des droits humains Gardien Citoyen, cette attaque a fait au moins 40 victimes, parmi lesquelles des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ce drame s’est déroulé le jeudi 11 septembre 2025, faisant suite à la mort du chef de gang « Vladimir » lors d’une opération policière quelques jours auparavant. Cette violence semble être une forme de représailles.
Les assaillants ont ouvert le feu sur la population civile, incendié des maisons et des véhicules, semant la terreur dans toute la région. Plusieurs ambassades étrangères et organisations de défense des droits humains ont vivement condamné ces actes et exprimé leur inquiétude face à l’escalade de la violence dans la commune de Cabaret. Jeff Canaan, chef de la coalition Viv Ansanm, est accusé d’avoir orchestré ces exactions meurtrières.
Depuis plusieurs mois, le groupe armé de Jeff Canaan sème la terreur parmi les civils en posant des barricades sur les routes, limitant l’accès aux soins et à la circulation. Des massacres ciblés ont été signalés à Bercy, Boucassin, Williamson, Vigner et dans les zones périphériques. Les violations des droits humains incluent des incendies volontaires de maisons et de commerces, des enlèvements, des menaces permanentes, des exécutions extrajudiciaires et des actes d’extorsion.
Le dimanche 14 septembre 2025, environ dix chauffeurs de moto ont été exécutés dans la zone de « Bloc Terre Noire », située entre Canaan et Bon Repos. Ces hommes tentaient de secourir des civils bloqués par les violences en les transportant vers des zones plus sûres. Selon le dernier rapport de l’IOM/DTM, 21 770 personnes ont été déplacées dans la commune d’Arcahaïe depuis 2024 en raison des violences armées.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné ces atrocités et exprimé ses condoléances aux familles des victimes, appelant les autorités haïtiennes à traduire les responsables en justice. Les États-Unis, l’Union européenne, ainsi que les ambassades de France et d’Espagne ont également dénoncé ces actes violents et souligné l’urgence de renforcer la sécurité en Haïti pour restaurer la paix et la stabilité dans le pays.
Rédaction kominotek NEWS

