
Martine Moïse, veuve du président haïtien Jovenel Moïse, a témoigné devant un tribunal fédéral de Miami en mars 2026, dans le cadre d’un procès lié à l’enquête sur l’assassinat de son mari, survenu en juillet 2021. Ancienne Première dame, elle s’est présentée comme une figure centrale dans les recherches menées conjointement par les autorités haïtiennes et américaines. Son témoignage, marqué par l’émotion, a suscité des débats juridiques, entre les accusations et la défense, sur la cohérence de ses déclarations.
Le 10 mars 2026, Martine Moïse a comparu devant la cour de Miami, où elle a été désignée comme témoin principal dans l’affaire concernant quatre individus accusés d’avoir conspiré depuis la Floride pour enlever ou assassiner Jovenel Moïse. « Je suis Martine Moïse, épouse du président assassiné. Je suis la Première dame d’Haïti. Excusez-moi si je pleure, mais j’attends la justice depuis plus de quatre ans », a-t-elle déclaré, ses mots relayés par un interprète en créole.
Elle a raconté avoir été réveillée par des tirs en pleine nuit, peu après 1 heure, le 7 juillet 2021, et avoir cherché refuge sous le lit avec son mari. Blessée grièvement, elle a décrit la terreur qu’elle a ressentie : « J’étais terrifiée, sous le choc face à cet ouragan de balles. Quand je l’ai regardé, j’ai vu la même peur dans ses yeux. » Son récit, toutefois, a fait l’objet de controverses. La défense a contesté certaines parties de son témoignage, soulignant des incohérences entre sa version des faits et les rapports initiaux haïtiens, notamment concernant ses blessures et sa position sous le lit.
En février 2024, un juge d’instruction haïtien avait inculpé Martine Moïse de complicité dans le meurtre de son mari, sur la base de contradictions identifiées dans ses déclarations. Elle a toujours nié ces allégations, affirmant la véracité de ses récits.
Les autorités américaines se concentrent sur un réseau présumé basé en Floride, où plusieurs individus ont déjà plaidé coupables. Le procès à Miami continue de se dérouler, avec une attention particulière portée aux preuves émergentes. Le témoignage de Martine Moïse est jugé essentiel pour éclairer les mystères entourant la nuit fatidique du 7 juillet 2021.
Cette affaire, qui mêle enjeux politiques, juridiques et diplomatiques, illustre les complexités des investigations transnationales. Les tensions persistantes entre les versions des faits, ainsi que les accusations portées contre la veuve du président, ajoutent une dimension troublante à cette histoire, où la quête de vérité reste ardue.
Rédaction Kominotek NEWS

