
Le mercredi 25 juin 2025, Me Frantz Monclair, commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port‑au‑Prince, a mené une tournée nocturne dans plusieurs commissariats et bases de la Police nationale d’Haïti (PNH) de l’aire métropolitaine. Cette démarche visait à manifester le soutien de l’État à la PNH dans sa lutte contre les gangs armés et à évaluer les conditions de travail des policiers sur le terrain.
Me Monclair a visité le commissariat central de Port‑au‑Prince, la base de la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale (BOID), ainsi que le quartier général de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO). Il s’est également rendu dans des points fixes de surveillance à Delmas et à Pétion‑Ville, où il a pris le temps de saluer les agents en poste .
Au cours de cette tournée, il a déclaré que l’action entreprise « traduit l’engagement renouvelé de l’État à accompagner la PNH dans la lutte contre les groupes armés », affirmant que « plus jamais la notion de territoires perdus ne doit hanter la mémoire collective ». Il a ajouté : « L’État se tient debout, uni comme un seul homme, pour redonner confiance à la population » .
Cette initiative de visibilité intervient dans un contexte marqué par un regain de violence : selon l’ONU, environ 1,3 million de personnes ont été déplacées à cause des gangs armés ces derniers mois . La mission de soutien multinationale (MSS), bien qu’en place, reste en deçà de ses effectifs et de ses capacités prévues. La visite de Me Monclair s’inscrit également dans un effort de renforcement des liens entre le Parquet et les forces de police, qui doivent affronter quotidiennement ces défis.
Cette tournée nocturne se veut un signal fort adressé aux policiers, à la population et aux gangs : l’État haïtien prétend soutenir fermement ses forces de l’ordre. Toutefois, dans un contexte d’insécurité croissante, l’impact concret de ces visites dépendra de la mise en œuvre d’actions substantielles, de l’augmentation des ressources allouées aux forces de sécurité, et du développement d’une coopération plus étroite entre les institutions judiciaires et policières.
Rédaction Kominotek NEWS

