L’Iran menace d’attaquer les infrastructures électriques régionales si les États-Unis poursuivent leurs menaces

Ali Larijani, le chef du Conseil de sécurité nationale iranien, a affirmé jeudi que son pays ne resterait pas passif face aux éventuelles attaques américaines contre ses infrastructures électriques. « Si les États-Unis décident de suivre le chemin des hostilités, l’Iran ripostera en ciblant les réseaux énergétiques clés de la région, ce qui entraînera une perte totale de courant en moins de trente minutes, » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Dans ses propos, Larijani a souligné que l’obscurité totale résultant d’une telle action pourrait offrir des « conditions idéales pour repérer et neutraliser les forces militaires américaines. » « La panne d’électricité est une arme stratégique autant qu’un préjudice matériel, » a-t-il ajouté, en insistant sur la vulnérabilité des bases militaires étrangères dans un environnement dépourvu de lumière.
Ces déclarations interviennent après plusieurs mois de tensions aiguës entre Téhéran et Washington, notamment à la suite des sanctions économiques imposées par les États-Unis et des cyberattaques attribuées à des acteurs liés au gouvernement américain. L’administration Trump a récemment accusé l’Iran d’encourager des groupes rebelles dans la région et de menacer la sécurité mondiale.
Les experts en sécurité soulignent que les infrastructures énergétiques, souvent connectées à des systèmes critiques comme l’eau potable ou les réseaux de communication, sont des cibles particulièrement sensibles. Une attaque massive sur ces réseaux pourrait engendrer des pénuries durables et des dommages irréversibles, affectant non seulement les zones directement ciblées mais aussi les pays voisins dépendant de ces approvisionnements.
Larijani a également rappelé que l’Iran dispose de capacités militaires et cybernétiques « suffisantes pour protéger ses intérêts et riposter efficacement à toute provocation. » Il a toutefois appelé à la prudence, prévenant que « la réponse ne serait pas proportionnelle au niveau de la menace, mais ajustée à l’objectif de dissuasion maximale. »
Cette menace, bien qu’encadrée dans le langage diplomatique, a suscité des inquiétudes auprès des nations voisines, dont l’Arabie Saoudite et l’Émirats Arabes Unis, qui partagent des liens stratégiques avec les États-Unis. Des diplomates régionaux ont recommandé des mesures de coordination en cas d’escalade.
Le porte-parole du Département d’État américain, John Kirby, a réagi vendredi en affirmant que les États-Unis « ne recherchent pas la confrontation, mais se réservent le droit de protéger leurs citoyens et alliés. » Il a toutefois évité de commenter les déclarations iraniennes, préférant « ne pas répondre à des provocations verbales. »
Les analystes soulignent que cette escalade pourrait pousser d’autres acteurs régionaux, comme l’Arabie Saoudite et l’Irak, à reconsidérer leurs positions sur le conflit. La situation reste instable, avec des risques accrus de cyberattaques ou d’opérations militaires clandestines.
Ainsi, l’annonce d’Ali Larijani cristallise les craintes d’une guerre par procuration ou de conflits asymétriques, où les infrastructures énergétiques deviennent des armes autant que des cibles. La région, déjà fragilisée par des tensions géopolitiques, se trouve à un tournant critique, où un seul événement pourrait déclencher une crise majeure.
Rédaction Kominotek NEWS

