
Le vendredi 17 octobre, deux policiers haïtiens ont été grièvement blessés lors d’une confrontation violente avec des éléments armés dans la commune de Liancourt, située dans le département de l’Artibonite. Cette information a été relayée par Berthide Horace, représentant de la Commission de dialogue, de réconciliation et de conscientisation pour sauver l’Artibonite, qui a également indiqué que trois individus soupçonnés d’appartenir à une organisation criminelle avaient été grièvement touchés. Ces derniers ont été identifiés sous les noms de Jean-Baptiste, Jean Eddy et Claudy, membres présumés d’un groupe appelé « Gran Grif », basé à Savien.
Cependant, le porte-parole de la Force de Répression des Gangs (GSF), Jack Ombaka, a publié une déclaration officielle vendredi soir à 19h30 pour réfuter les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux. Dans ce communiqué, il a affirmé que les forces kényanes, désormais intégrées à la GSF, n’avaient enregistré aucune perte ni blessure parmi leur personnel. « Il est faux de prétendre qu’un officier kényan a été touché ou tué durant cette opération », a souligné M. Ombaka, ajoutant que la mission de la GSF s’inscrit dans une démarche déterminée pour restaurer la tranquillité dans le pays.
Par ailleurs, le journaliste Daniel Louis, affilié à la radio communautaire de Désarmes, a confirmé les hostilités entre les forces de sécurité et les groupes armés. Selon ses observations, l’affrontement a entraîné des pertes significatives du côté des milices gangstériques, tandis que des civils non impliqués auraient trouvé la mort, avec un bilan proche de sept victimes. Cette situation illustre les tensions persistantes dans le sud-ouest haïtien, où les activités des gangs ont connu une montée en puissance depuis plusieurs mois.
La GSF, qui a pris part à des opérations de désarmement dans la région, a réitéré son engagement à collaborer avec les autorités locales pour contenir le chaos. Berthide Horace a, quant à lui, appelé à la vigilance, soulignant que l’instabilité dans l’Artibonite menace gravement la sécurité des populations. Les résidents de Liancourt restent dans l’expectative face à l’évolution de la situation, tout en espérant que les mesures de répression actives permettront d’endiguer la violence.
Les autorités locales ont mis en garde contre la propagation d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux, en particulier concernant l’implication des forces étrangères. Jack Ombaka a insisté sur la nécessité de se fier aux communiqués officiels pour éviter la stigmatisation inutile. En parallèle, des appels à la paix et au dialogue intergénérationnel sont lancés par des organisations locales, préoccupées par l’escalade de la violence.
Les tensions dans la région de l’Artibonite, souvent considérée comme un point stratégique pour l’approvisionnement en eau et en énergie, soulignent les défis structurels auxquels doit faire face le gouvernement haïtien. Les gangs, bien armés et organisés, exploitent le vide sécuritaire pour étendre leur influence, mettant en péril l’accès aux ressources vitales pour des milliers de personnes.
Rédaction Kominotek NEWS

