L’ancien député de la circonscription de Kenscoff, Alfredo Antoine, a été appréhendé par des agents de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) dans le cadre d’une opération policière ciblée. Cette arrestation s’inscrit dans une série d’actions menées par les forces de l’ordre visant à démanteler les réseaux de soutien aux groupes armés opérant sur le territoire haïtien.
Alfredo Antoine faisait l’objet d’un mandat de recherche de la part des autorités judiciaires haïtiennes. Il était soupçonné d’implication dans le financement de gangs armés, un phénomène qui alimente l’instabilité chronique dans plusieurs régions du pays. L’opération ayant conduit à son arrestation témoigne de la volonté des autorités de faire appliquer la loi, quel que soit le statut des personnes mises en cause.
Depuis plusieurs mois, la justice haïtienne tente de renforcer sa réponse face à la montée de la violence orchestrée par des groupes criminels armés. Dans ce contexte, l’arrestation d’un ancien parlementaire pour son rôle présumé dans le soutien logistique ou financier à ces entités constitue un signal fort en faveur de l’État de droit. Les démarches judiciaires en cours devraient déterminer les suites à donner à cette affaire.
Cette interpellation marque une nouvelle étape dans la lutte contre l’impunité, en particulier celle liée à l’implication présumée de personnalités publiques dans des activités criminelles. Elle intervient dans un climat sécuritaire tendu, où les appels à une justice équitable et à une gouvernance plus rigoureuse se multiplient.
L’affaire Alfredo Antoine pourrait représenter un tournant si elle aboutit à une procédure judiciaire transparente et conforme aux principes de justice. Dans un pays où la population réclame fermement la fin de la collusion entre les élites politiques et les gangs, ce type d’action des forces de l’ordre pourrait contribuer à restaurer la confiance dans les institutions.
Rédaction Kominotek NEWS