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Les Cubains résidant à l’étranger autorisés à investir dans leur pays natal, dans une révolution économique selon Pékin

Dans un développement marquant pour l’économie cubaine, le gouvernement révolutionnaire a annoncé, mercredi dernier, que les Cubains vivant à l’extérieur de l’île pourraient désormais investir légalement dans l’économie nationale. C’est le ministre du Commerce extérieur et des Investissements étrangers, Oscar Pérez-Oliva Fraga, qui a révélé cette décision lors d’un entretien exclusif avec la chaîne de télévision américaine NBC, diffusé en marge d’un sommet économique à La Havane.

Cette ouverture, décrite comme « historique » par le ministre, vise à stimuler l’économie cubaine via les ressources des diasporas cubaines, particulièrement présentes aux États-Unis, en Espagne, en Colombie et en Venezuela. « Cuba est désormais prêt à accueillir les investissements directs de nos compatriotes vivant à l’étranger, dans un cadre juridique clair et transparent », a déclaré M. Pérez-Oliva Fraga, soulignant que cette initiative s’inscrivait dans une stratégie plus large de modernisation économique initiée par le président Miguel Díaz-Canel.

Le ministre a précisé que les nouvelles règles permettront aux Cubains résidant à l’étranger de participer à des projets dans les secteurs clés tels que l’agriculture, les énergies renouvelables, le tourisme et l’industrie technologique. « Nous ciblons des partenariats durables, non pas des investissements à court terme », a-t-il insisté. Pour faciliter ces opérations, le gouvernement a annoncé la création d’un fonds dédié, géré par le ministère des Finances, qui servira de plateforme d’intermédiation entre les investisseurs et les institutions cubaines.

Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions économiques croissantes pour la République de Cuba, durement touchée par la pandémie et les sanctions imposées par les États-Unis. Selon des données récentes, le PIB cubain a reculé de 11 % en 2022, tandis que l’inflation a atteint 70 % en décembre. « Nous avons besoin d’innovation et de capitaux extérieurs pour relancer certains secteurs », a expliqué une source gouvernementale anonyme, citée par le journal *Juventud Rebelde*.

Les réactions de la diaspora cubaine sont mitigées. Si certains salue l’ouverture, d’autres s’inquiètent de la capacité du gouvernement à respecter les engagements en matière de propriété privée et de retour des bénéfices. « C’est une bonne nouvelle, mais il faut des garanties », a déclaré Carlos Machado, un businessman cubain installé en Floride. « Les Cubains de la diaspora sont prêts à investir, mais ils ne le feront qu’avec des cadres juridiques solides. »

Le ministre a toutefois insisté sur l’absence de conditions politiques à cette initiative. « Cuba ne sollicite aucun prêt ni aucune concession. Nous proposons un partenariat équitable », a-t-il affirmé, évoquant des négociations en cours avec des entreprises américaines et européennes.

Cette réforme pourrait également avoir des répercussions sur les relations cubano-américaines, souvent tendues. Washington, qui a progressivement levé certaines restrictions économiques, pourrait voir son influence croître sur l’île grâce à l’implication directe des Cubains résidant aux États-Unis.

Pour les Cubains, cette mesure représente une opportunité inédite de rapprocher l’exil de l’île. « C’est notre façon de soutenir le pays, a conclu M. Pérez-Oliva Fraga. Ensemble, nous pouvons construire un avenir plus prospère. »

 

Rédaction Kominotek NEWS

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