Le GARR réclame des éclaircissements sur le décès d’une Haïtienne et de son bébé en République Dominicaine

Le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) a lancé un appel urgent pour que soit menée une enquête approfondie sur les circonstances entourant le décès d’une migrante haïtienne, Natacha Désir, âgée de 35 ans, ainsi que de son bébé. Ce drame s’est déroulé le mercredi 30 juillet 2025, lors d’un accouchement à l’hôpital municipal de Verón, à Punta Cana, en République Dominicaine.
Selon les informations recueillies, Natacha Désir a rencontré des complications graves lors de l’accouchement, qui ont malheureusement conduit à son décès, ainsi que à celui de son enfant. Le GARR, une organisation dédiée à la protection des droits des personnes déplacées et rapatriées, a exprimé son inquiétude face à cette tragédie et a demandé que toute la lumière soit faite sur les événements qui ont conduit à ce drame.
L’hôpital municipal de Verón, où se sont déroulés les faits, est connu pour ses ressources limitées et ses conditions de soins parfois précaires. Le GARR a souligné que les complications survenues pendant l’accouchement pourraient être liées à un manque de soins adéquats et à des conditions hospitalières déficientes. L’organisation a également évoqué la possibilité de discriminations envers les patientes haïtiennes dans le système de santé dominicain, une question qui fait l’objet de préoccupations récurrentes.
Le GARR a insisté sur la nécessité d’une enquête transparente et indépendante pour déterminer les causes exactes de ce décès et pour identifier les responsabilités potentielles. L’organisation a également appelé les autorités dominicaines à prendre des mesures concrètes pour améliorer les conditions d’accueil et de soins des patientes migrantes, en particulier des femmes enceintes, qui sont souvent exposées à des risques accrus en raison de leur statut vulnérable.
Cette tragédie a suscité un émoi important au sein de la communauté haïtienne en République Dominicaine et à l’international. De nombreux citoyens et organisations ont réagi avec indignation, condamnant ce qui apparaît comme un manquement aux standards minimaux de soins et de respect de la dignité humaine.
Le GARR a enfin rappelé que la protection des droits des migrants et des réfugiés, en particulier des femmes et des enfants, doit être une priorité absolue pour les gouvernements de la région. L’organisation a promis de suivre de près l’évolution de cette affaire et de continuer à se battre pour que justice soit rendue à Natacha Désir et à sa famille.
Rédaction Kominotek NEWS

