
Alors que le chef du gouvernement a récemment annoncé, dans le cadre de sa lettre de cadrage budgétaire pour 2025-2026, une allocation de 67,5 millions de dollars pour organiser le référendum constitutionnel et les élections dans les prochains mois, le Comité de pilotage chargé de cette mission n’a toujours pas fixé une date précise pour la finalisation et la soumission du texte de la nouvelle Constitution au Conseil présidentiel transitoire (CPT).
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, jusqu’au mardi 19 août dernier, le document était encore en cours de rédaction. Le président du Comité de pilotage avait pourtant indiqué, le mois dernier, dans une entrevue accordée au Nouvelliste, que le texte final de la nouvelle Constitution serait transmis au Conseil présidentiel avant la fin du mois de juillet. Cependant, ce délai semble avoir été repoussé sans explication officielle.
« Nous n’avons pas encore envoyé le texte final de la nouvelle Constitution au Conseil présidentiel. Le secrétariat technique et les experts impliqués dans ce processus sont toujours en train de travailler sur le document », a confié une personne bien informée sur l’avancement des travaux. Cette situation a suscité des interrogations quant aux raisons de ce retard, alors que le pays s’apprête à organiser un référendum constitutionnel et des élections cruciales dans les mois à venir.
Le chef du gouvernement, dans sa lettre de cadrage budgétaire, avait souligné l’importance de ces échéances démocratiques, en précisant que les fonds alloués devaient permettre de garantir leur bon déroulement. Cependant, l’absence de certitude quant à la finalisation de la nouvelle Constitution continue de poser des défis, notamment en ce qui concerne la préparation des différents acteurs concernés par ce processus.
Les retards accumulés dans la finalisation du texte constitutionnel pourraient également avoir des répercussions sur le calendrier électoral, déjà serré. Les observateurs s’accordent à dire que la transparence et la communication autour de ce processus sont essentielles pour maintenir la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.
En attendant, les travaux se poursuivent, et les experts impliqués dans la rédaction du texte continuent de se consacrer à cette tâche, malgré les défis et les pressions liés à l’importance de ce dossier pour l’avenir du pays.
Rédaction Kominotek NEWS

