Ce vendredi, la commune de Kenscoff a été endeuillée par une attaque violente qui a coûté la vie à deux policiers et laissé un troisième disparu. L’embuscade, perpétrée par des individus lourdement armés, a semé l’inquiétude dans cette région périphérique de Port-au-Prince, déjà éprouvée par l’insécurité grandissante.
Située à l’est de la capitale haïtienne, Kenscoff, autrefois considérée comme un havre de paix, est devenue ces derniers temps une cible privilégiée des groupes armés. L’attaque de ce vendredi, survenue près de l’ancien local de la Teleco, un lieu stratégique utilisé par les forces de l’ordre, a marqué un nouveau pic de violence. Les assaillants, bien organisés, ont tendu une embuscade à une patrouille policière, tuant sur le coup deux agents et faisant disparaître un troisième.
Les détails de l’attaque restent encore flous, mais les premiers éléments recueillis suggèrent une opération minutieusement planifiée. Les autorités n’ont pas encore divulgué les identités des victimes ni les circonstances exactes du drame. Cependant, des unités de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont été rapidement dépêchées pour mener des opérations de ratissage dans la zone, dans l’espoir de retrouver le policier porté disparu et de neutraliser les responsables de cette attaque meurtrière.
Cette vague de violence intervient dans un contexte où les gangs armés étendent leur emprise autour de Port-au-Prince. Kenscoff, malgré sa relative éloignement du centre-ville, n’est plus épargnée. L’attaque de ce vendredi a lieu moins de 24 heures après une opération des forces de l’ordre, jeudi 25 juillet 2025, au cours de laquelle plusieurs présumés bandits avaient été abattus. Cette escalade de violence montre à quel point la situation sécuritaire dans la région reste volatile.
Les habitants de Kenscoff, déjà traumatisés par les récentes attaques, vivent dans un climat de peur et d’incertitude. Les activités commerciales et scolaires dans la zone restent paralysées, et de nombreux résidents ont été contraints de fuir, cherchant refuge dans des lieux plus sûrs. Les organisations humanitaires, comme la Protection civile et le Programme alimentaire mondial (PAM), apportent une aide d’urgence aux personnes déplacées, mais les besoins restent immenses.
Cette nouvelle tragédie souligne une fois de plus les défis sécuritaires auxquels est confrontée Haïti, notamment dans les zones périurbaines de la capitale. Alors que les forces de l’ordre multiplient les opérations pour reprendre le contrôle des territoires disputés par les gangs, la population reste en attente de mesures plus efficaces pour restaurer la paix et la sécurité dans leur quotidien.
Rédaction Kominotek NEWS

