
La dégradation du climat sécuritaire en Haïti continue de s’étendre au-delà des zones urbaines pour toucher désormais des localités rurales. Dans la nuit du 16 au 17 mars 2026, des individus lourdement armés ont attaqué la zone de Plantiyon, située entre les sections communales de Macary et de Grand-Rivière, dans la commune de Marigot.
Selon les informations disponibles, les assaillants ont ouvert le feu afin de semer la panique parmi les habitants avant de prendre la fuite avec une quinzaine de bœufs appartenant à des agriculteurs locaux. Cette attaque, bien que brève, a profondément choqué la population, déjà fragilisée par une insécurité croissante.
D’après les déclarations de l’avocat Gethène Poustin, les auteurs de cette incursion seraient affiliés à des groupes armés opérant dans la commune voisine de Kenscoff, notamment dans la localité de Kay-Jack. Il rappelle que cette zone est en proie à une montée de la violence depuis janvier 2025, marquée par des attaques répétées ayant favorisé l’expansion des activités criminelles vers d’autres territoires.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour dénoncer l’inaction des autorités. Le coordonnateur de l’organisation KOFEM appelle les responsables étatiques à intervenir rapidement. Il exhorte notamment le délégué départemental, Pierre Michel Lafontant, ainsi que la directrice de la police, Magalie Belneau, à se rendre sur place afin d’évaluer la situation et d’engager un dialogue avec les habitants.
Cette nouvelle attaque met en évidence l’extension progressive de l’insécurité vers les zones rurales, longtemps perçues comme relativement épargnées. Pour les communautés agricoles, déjà confrontées à des difficultés économiques, ces actes de banditisme représentent une menace directe pour leurs moyens de subsistance.
Dans un contexte où l’insécurité ne cesse de gagner du terrain, les habitants de Marigot appellent à des mesures urgentes pour protéger leurs biens et garantir leur sécurité. Sans intervention rapide, craignent-ils, ces incursions pourraient devenir récurrentes et aggraver davantage la vulnérabilité des zones rurales du pays.
Rédaction Kominotek NEWS

