
Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université d’État d’Haïti (UEH) sont descendus dans les rues de Port-au-Prince, mercredi 18 mars, pour exiger la réouverture immédiate de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), communément appelé Hôpital Général. Cette mobilisation pacifique traduit une inquiétude grandissante face aux conséquences de la fermeture prolongée de cet établissement clé du système de santé haïtien.
Le cortège, parti du rectorat de l’UEH, a traversé plusieurs artères de la capitale avant de se diriger vers la Primature. À travers cette marche, les manifestants entendaient interpeller directement les autorités gouvernementales sur l’urgence de rétablir les services hospitaliers dans un contexte sanitaire déjà fragilisé.
Selon les étudiants, la fermeture du principal hôpital public du pays, en raison de l’insécurité persistante dans le centre-ville de Port-au-Prince, a des répercussions graves tant sur la population que sur leur formation académique. Privés de stages cliniques essentiels, de nombreux futurs médecins se retrouvent dans l’incapacité de compléter leur apprentissage pratique, compromettant ainsi la qualité de la relève médicale.
Au-delà de l’impact sur l’enseignement, les protestataires ont également insisté sur la détérioration de l’accès aux soins pour les citoyens. L’Hôpital Général, considéré comme un centre de référence nationale, jouait un rôle fondamental dans la prise en charge des cas médicaux complexes. Sa fermeture oblige désormais de nombreux patients à se tourner vers des structures déjà saturées ou inaccessibles financièrement.
Munis de pancartes et scandant des slogans, les étudiants ont appelé les autorités à prendre des mesures concrètes pour sécuriser le centre-ville, condition préalable à la reprise des activités hospitalières. Ils estiment que la réouverture du HUEH constitue une priorité nationale, tant pour sauver des vies que pour garantir une formation adéquate aux professionnels de santé en devenir.
Cette mobilisation fait suite à une conférence de presse tenue la veille, au cours de laquelle les étudiants avaient déjà alerté sur la gravité de la situation. Leur mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de revendications visant à rétablir un minimum de fonctionnement dans les institutions publiques affectées par la crise sécuritaire.
Face à cette pression croissante, les autorités sont désormais attendues sur des réponses concrètes. Pour les manifestants, il ne s’agit plus seulement d’une question académique, mais d’un enjeu vital pour l’ensemble de la population haïtienne.
Rédaction Kominotek NEWS
