Haïti figure sur une liste de pays acceptant des déportés non américains, malgré ses défis internes

Alors que Haïti traverse une crise sécuritaire et doit faire face à un afflux massif de compatriotes expulsés de République dominicaine et des États-Unis, le pays est inscrit sur une liste de 22 États prêts à accueillir des migrants non américains dans le cadre des déportations organisées par l’administration Trump.
L’histoire de Kilmar Abrego Garcia, qui a été expulsé par erreur vers le Salvador avant d’être rapatrié aux États-Unis, met en lumière le fait que Haïti figure sur cette liste, aux côtés de plusieurs nations caribéennes et africaines. Par ailleurs, la République dominicaine a renforcé ses expulsions de citoyens haïtiens en situation irrégulière. En août 2025, plus de 35 000 Haïtiens ont été renvoyés chez eux, un chiffre record en un an.
Si les autorités dominicaines assurent un suivi rigoureux des expulsions, enregistrant des données personnelles, des empreintes digitales et en effectuant des vérifications, la situation en Haïti contraste fortement. En effet, l’État haïtien ne dispose d’aucun dispositif d’accueil, de réinsertion ou de suivi pour ses citoyens déportés. Cette absence de structures adéquates aggrave les difficultés déjà croissantes dans le pays.
Rédaction Kominotek NEWS

