Haïti en crise : le CPT appelle à une union nationale contre les gangs
Le jeudi 3 avril 2025, le Président du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Fritz Alphonse Jean, a prononcé une allocution solennelle à l’occasion du premier anniversaire de l’accord signé le 3 avril 2024. Ce discours intervient dans un contexte de crise aiguë en Haïti, marqué par une insécurité généralisée et une instabilité politique persistante.
Entouré des conseillers du CPT – Leslie Voltaire, Edgard Leblanc Fils, Louis Gérald Gilles, Smith Augustin, Emmanuel Vertilaire, Régine Abraham – ainsi que du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le président a exprimé sa solidarité envers la population haïtienne. D’autres hauts responsables étaient également présents, notamment la Secrétaire générale du Palais national, le chef de la mission multinationale, le Directeur général de la Police nationale et le Commandant en chef des Forces armées d’Haïti.
Le chef du CPT a rappelé que cette date symbolique représentait une étape importante dans le processus de transition politique. Il a souligné la volonté du Conseil de poursuivre ses efforts aux côtés du peuple haïtien pour surmonter les nombreuses crises qui affectent le pays.
Conscient de l’urgence sécuritaire, le Président a indiqué que des mesures concrètes avaient été mises en œuvre pour lutter plus efficacement contre les gangs armés. Parmi ces mesures figure l’intégration prévue d’agents qualifiés de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées. Cette initiative vise à renforcer les capacités opérationnelles des forces de l’ordre dans un contexte de violence accrue.
Un nouveau budget priorisant les questions de sécurité est actuellement en cours d’élaboration. Il devrait permettre un meilleur soutien aux opérations contre les groupes armés, tout en garantissant une meilleure coordination entre les institutions impliquées.
Le Président Jean a exhorté l’ensemble de la population, les institutions publiques et les organisations de la société civile à s’impliquer activement dans ce qu’il a qualifié de « combat national ». Selon lui, le rétablissement de la paix est une responsabilité collective et un prérequis incontournable à toute reprise institutionnelle.
Le Conseil Présidentiel de Transition a réaffirmé son engagement à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles. L’objectif déclaré demeure la remise du pouvoir à des autorités élues d’ici le 7 février 2026. Malgré les nombreux obstacles, le Président a assuré que la détermination du CPT à mener à bien cette mission reste entière.