
Les autorités sanitaires haïtiennes ont annoncé la détection du virus Oropouche dans plusieurs départements, une situation qui suscite une alerte sanitaire et nécessite des mesures préventives renforcées.
Selon un rapport préliminaire publié par la Direction de l’Épidémiologie, de la Législation et de la Recherche (DELR) et le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), les premiers cas ont été identifiés chez des enfants de sexe masculin âgés de 5 à 22 mois. Ces cas ont été confirmés par des tests PCR. Plus récemment, le 12 septembre, onze nouveaux cas ont été signalés, touchant non seulement des enfants mais aussi des adultes, répartis dans les départements du Nord, Nord-Est, Artibonite, Sud-Est, Ouest, Nippes et Grand’Anse.
Le virus Oropouche, un arbovirus transmis par les moucherons locaux appelés « bigay », provoque des symptômes similaires à ceux de la dengue, du chikungunya ou du paludisme, tels que la fièvre, les frissons, les maux de tête, les douleurs musculaires et articulaires. Bien que la maladie soit généralement bénigne, elle peut dans certains cas entraîner des complications graves, comme des problèmes neurologiques ou hémorragiques. Actuellement, aucun traitement spécifique n’existe pour cette infection.
Ce contexte sanitaire s’inscrit dans une tendance préoccupante en Amérique. Le virus Oropouche circule actuellement dans plusieurs pays de la Caraïbe, d’Amérique centrale et d’Amérique latine. Des résurgences récentes ont été signalées au Brésil, au Panama, au Pérou, à Cuba, en Colombie et en Guyane. Cette situation renforce l’importance d’une surveillance épidémiologique accrue pour prévenir une propagation plus large.
La DELR et le LNSP continuent d’enquêter activement pour évaluer l’ampleur de la circulation du virus et recommander des mesures adaptées. Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de sensibiliser le public, de prévenir la transmission et de mieux gérer les cas. Les mesures individuelles de protection incluent l’utilisation de produits répulsifs, le port de vêtements couvrants, l’installation de moustiquaires et l’élimination des eaux stagnantes.
La Direction Générale du MSPP a réaffirmé son engagement à informer régulièrement les directeurs et directrices des départements et services centraux sur l’évolution de la situation. Elle a également félicité les équipes de la DELR et du LNSP pour leur efficacité et leur rapidité d’action, tout en soulignant la nécessité d’une coordination renforcée pour protéger la population haïtienne.
Rédaction Kominotek NEWS

