Guerrier Henry, figure médiatique convoquée par la DCPJ dans le cadre d’une enquête sur ses liens avec le groupe « Viv Ansanm »

La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a émis une convocation à l’encontre du célèbre journaliste Guerrier Henry, l’invitant à se présenter à ses bureaux situés à Clercine 6, sur la Route de l’Aéroport prolongée. Cette convocation, datée du 24 juillet 2025 et signée par l’inspecteur général Pierre René François, qui assure l’intérim de la direction centrale de la Police judiciaire, a été fixée au lundi 28 juillet 2025 à 10 heures du matin.
Cette démarche intervient dans le cadre d’une enquête en cours portant sur les relations soupçonnées entre Guerrier Henry et un chef de gang de la coalition criminelle « Viv Ansanm ». Guerrier Henry, connu pour son émission très suivie « Boukante Lapawòl » sur les ondes de Radio Méga, est l’une des voix les plus influentes et les plus écoutées dans le paysage médiatique haïtien.
La nouvelle de cette convocation a immédiatement suscité un vif émoi et des débats houleux au sein de la société civile, des milieux journalistiques et même dans certains cercles politiques. Les questions sont nombreuses : quels sont les éléments concrets à l’origine de cette enquête ? Existe-t-il des preuves tangibles reliant le journaliste à des activités criminelles ?
Pour l’heure, les autorités policières maintiennent un silence prudent sur les détails de l’enquête, ce qui ne manque pas de nourrir les spéculations. Si certains y voient une possible instrumentalisation de la justice à des fins politiques ou personnelles, d’autres s’inquiètent d’une éventuelle infiltration des réseaux criminels dans les milieux médiatiques, une perspective particulièrement inquiétante pour la liberté de la presse et l’intégrité des institutions démocratiques.
Guerrier Henry, par sa position dominante dans le paysage audiovisuel, incarne une figure emblématique pour de nombreux Haïtiens. Sa convocation met donc en lumière des enjeux complexes, où se croisent les questions de justice, de liberté d’expression et de lutte contre la criminalité organisée.
Les prochains jours seront cruciaux pour éclaircir les zones d’ombre entourant cette affaire, qui risque de marquer durablement le débat public en Haïti.
Rédaction Kominotek NEWS

