
La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a émis, ce mercredi, un mandat d’arrêt contre le journaliste Guerrier Henri, connu pour animer l’émission « Boukante Lapawòl » sur Radio Méga. Les accusations portées contre lui incluent des liens avec une coalition terroriste, un enrichissement illégal et un blanchiment de capitaux, en relation avec le groupe criminel Viv Ansanm.
Cette décision de la DCPJ fait suite à une convocation envoyée à M. Henri le 28 juillet dans le cadre d’une enquête sur ces graves soupçons. Selon les autorités, le journaliste n’a pas répondu à cette convocation, ce qui a conduit à l’émission du mandat d’arrêt.
Le document publié invite toute personne ayant des informations sur sa localisation à contacter les forces de l’ordre via des numéros dédiés. Cette intensification des poursuites marque un tournant dans une affaire où se mêlent journalisme, justice et présumée complicité avec des réseaux criminels actifs à Port-au-Prince.
La communauté médiatique est divisée face à cette situation. Certains y voient une tentative d’intimidation envers une voix critique du pays, tandis que d’autres soulignent qu’aucun journaliste n’est au-dessus des lois lorsque des preuves accablantes sont présentées.
À ce jour, ni Guerrier Henri ni Radio Méga n’ont publié de déclaration officielle. Le Syndicat national des journalistes haïtiens (SNJH) n’a pas encore réagi. Dans un contexte où les relations entre médias et institutions sont tendues, l’issue de cette affaire est suivie avec une grande attention.
Rédaction Kominotek NEWS

