
Le lundi 15 septembre, le journaliste Guerrier Henri s’est présenté à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) pour répondre aux questions des enquêteurs. Animateur de l’émission « Boukante Lapawòl », il faisait l’objet d’un avis de recherche de la part de la police judiciaire depuis début août. Les autorités l’accusent d’être affilié à la coalition terroriste « Viv Ansanm », ainsi que d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.
Après son interrogatoire, Guerrier Henri a exprimé son souhait de confronter Rudy Sanon, le journaliste à l’origine des dénonciations à son encontre. Il a insisté sur la nécessité que Sanon comparaisse devant les autorités avec des preuves concrètes pour étayer ses accusations.
Son avocat, Me Emmanuel Jeanty, a tenu à préciser que son client n’avait pas répondu à la convocation de la DCPJ le 28 juillet 2025. Selon lui, cette absence était motivée par la formulation de la lettre de convocation et le non-respect des procédures et normes constitutionnelles.
Me Jeanty a également souligné que, depuis la présentation définitive de Guerrier Henri à la DCPJ, une nouvelle dynamique s’est instaurée au sein de l’institution policière.
Pour rappel, c’est sous l’ancienne administration dirigée par Rameau que Guerrier Henri avait été invité à se présenter fin juillet, avant que ne soit lancé un avis de recherche à son encontre.
Cette affaire continue de susciter un vif intérêt, notamment en raison de ses implications sur la liberté de la presse et les procédures judiciaires en Haïti.
Rédaction Kominotek NEWS

