Gaza : Trump propose des sièges au Conseil de la paix à un milliard de dollars, Carney décline l’invitation

Le président américain, Donald Trump, a révélé un projet audacieux : vendre des sièges permanents au sein de son nouveau Conseil de la paix dédié à Gaza, chaque membre devant déboursez 1 milliard de dollars. Le Canada, représenté par Mark Carney, a décliné cette proposition, soulevant des interrogations sur l’objectif réel de cette initiative.
Selon un projet de charte consulté par le *New York Times*, les pays souhaitant participer au-delà d’un mandat initial de trois ans devront verser cette somme en espèces lors de la première année du conseil. Cette structure inédite, initialement conçue pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza après les hostilités entre Israël et le Hamas, suscite de vives controverses. L’absence totale de mention de Gaza dans le texte légal, soulignée par les observateurs, alimente les rumeurs d’un rôle plus vaste pour cet organisme, certains évoquant même une tentative de création d’un conseil de sécurité rival des Nations Unies.
La Maison-Blanche a confirmé vendredi la composition du Conseil, réunissant des figures politiques et économiques influentes. Parmi les membres prévus : Marco Rubio, sénateur républicain, Jared Kushner, gendre de Trump, ainsi qu’Ajay Banga, président du groupe Banque mondiale. Cette alliance de compétences variées renforce l’idée d’un projet à la fois diplomatique et financier, tout en éveillant des doutes sur ses motivations réelles.
Plusieurs pays, dont le Canada, l’Égypte et la Turquie, ont reçu une invitation. Mark Carney, banquier central britannique, a clairement rejeté l’offre, estimant que l’absence de précision sur le rôle du Conseil rendait l’initiative inacceptable. Sur sa plateforme *Truth Social*, Donald Trump a tenu à défendre le projet, affirmant vouloir constituer « le conseil le plus grand et le plus prestigieux jamais réuni, à n’importe quel moment, dans n’importe quel lieu ».
Critiques et questions se multiplient. Les experts soulignent que l’octroi de sièges à des États prêts à débourser des milliards pourrait déclencher une concurrence géopolitique, tandis que d’autres redoutent un usage instrumental du Conseil pour promouvoir les intérêts américains. L’absence de garanties quant à la neutralité de l’organisme, combinée à son financement privé, alimente les doutes sur sa légitimité internationale.
Ce projet, présenté comme une innovation pour la paix, se heurte à la fois à des réticences diplomatiques et à des critiques sur sa viabilité. Les prochaines étapes détermineront si cette initiative parviendra à surmonter ses défis ou restera un exemple de politique spectaculaire sans fondement concret.
Rédaction Kominotek NEWS

