
Face à la persistance de tensions sécuritaires liées à la présence de groupes armés, la France affirme son engagement à soutenir les autorités haïtiennes. Dans un entretien publié mardi 16 décembre 2025 par le journal *Le Nouvelliste*, l’ambassadeur de France en Haïti, Antoine Michon, a présenté un plan d’action axé sur l’instruction des forces locales, l’assistance technique et la fourniture d’équipements dans le cadre des normes internationales.
L’un des axes prioritaires de cette collaboration concerne la Police nationale haïtienne, avec un focus particulier sur la police judiciaire. Des spécialistes de la Brigade financière française, présents depuis un an, travaillent main dans la main avec la Direction centrale de la police judiciaire et le Bureau des affaires financières et économiques. Leur mission ? Renforcer les capacités pour enquêter sur des dossiers complexes liés à la corruption, au blanchiment d’argent et à la criminalité économique, a précisé l’ambassadeur.
Autre domaine clé : la lutte contre le trafic de stupéfiants. La Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) est en train de suivre des formations spécifiques, conçues pour améliorer ses techniques d’enquête et de répression. Ces modules, centrés sur l’analyse des réseaux criminels et les opérations en milieu urbain, visent à moderniser les méthodes des unités spécialisées, a expliqué Antoine Michon.
Concernant les Forces armées haïtiennes, l’ambassadeur a souligné que depuis novembre 2024, des militaires expérimentés participent à des séminaires en Martinique. Répartis en groupes de 25, ces stages dure deux semaines et couvrent notamment le combat dans un environnement urbain. Plus de 100 soldats ont bénéficié de ces formations entre 2024 et 2025, et un même volume est programmé pour 2026, selon l’ambassadeur.
En complément de ces initiatives éducatives, la France envisage de soutenir Haïti en lui fournissant des matériels et des armes, conformément aux règles internationales. Une mission d’évaluation pourrait être lancée prochainement pour identifier les besoins critiques, notamment en matière de flotte maritime. « L’objectif est de répondre aux priorités d’Haïti tout en veillant à la légitimité et à l’efficacité de ces appuis », a conclu Antoine Michon, mettant en avant une approche pragmatique et structurée.
Rédaction Kominotek NEWS

