Dans une décision sans précédent, l’Office de Protection du Citoyen (OPC) a sommé ses employés ayant reçu des chèques de per diem pour des voyages non effectués de rembourser les sommes indûment perçues dans un délai de 48 heures. Cette mesure, annoncée par le Directeur Administratif de l’institution, Pierre Richard Étienne, s’accompagne de la menace de sanctions administratives pour les contrevenants ne s’y conformant pas.
Selon des informations recueillies, cette situation découle d’une pratique mise en place sous l’ancienne administration de l’OPC. Plusieurs chèques avaient été émis pour couvrir des billets d’avion et des frais de mission à l’étranger, principalement pour des déplacements supposés en Europe. Or, il apparaît que nombre de ces voyages n’ont jamais eu lieu.
Un cas marquant concerne un haut responsable de l’institution qui aurait bénéficié de multiples billets d’avion émis à son nom pour des déplacements en Europe jusqu’à la fin de l’année 2023. Pourtant, une enquête menée via le système d’immigration révèle que la dernière visite de cet individu sur le continent européen remonte à 2019.
Cette décision de l’OPC intervient dans un contexte où la gestion transparente des fonds publics est au cœur des préoccupations nationales. En exigeant la restitution des sommes détournées, l’OPC envoie un signal fort en faveur de la reddition de comptes et de la lutte contre les abus au sein de l’institution.
Rédaction Kominotek News