
Alix Didier Fils-Aimé, Premier ministre haïtien, a affirmé mardi sa résolution inébranlable à restaurer la sécurité dans le pays, malgré les pressions croissantes exercées par des factions du pouvoir politique souhaitant voir son gouvernement remplacé. Dans un discours marqué par la détermination, le chef du gouvernement a clairement indiqué qu’il ne céderait pas face aux manœuvres destinées à l’évincer, soulignant qu’il poursuivrait ses actions en faveur de la stabilité nationale, coûte que coûte.
En réaction à des rumeurs selon lesquelles des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) auraient envisagé de le révoquer, M. Fils-Aimé a déclaré : « Je ne suis pas un homme en quête de position, mais un serviteur de la paix. Ma priorité absolue est de mettre fin aux violences qui sévissent dans les rues et de rétablir la confiance des citoyens. » Il a insisté sur l’urgence de lutter sans exception contre tous les acteurs de la criminalité, qu’il s’agisse de mafias économiques ou de groupes armés opérant dans les quartiers déshérités.
Le Premier ministre a également réfuté les accusations de partialité, rappelant que sa stratégie de sécurité intègre une approche holistique, où les institutions étatiques et la société civile travaillent main dans la main. « Il n’existe pas de criminels « respectables » ou de « petits voyous » : la lutte contre l’insécurité doit être menée avec la même rigueur, quel que soit l’identité des criminels », a-t-il affirmé, en appelant les forces de l’ordre à intensifier leurs opérations.
Face aux tensions internes au sein du pouvoir, M. Fils-Aimé a rejeté l’idée que des conflits politiques puissent entacher ses décisions. « Les pressions exercées par certains acteurs ne sont qu’une tentative de déstabilisation. Mon mandat ne se réduit pas à un jeu d’influence, mais à une mission humanitaire », a-t-il martelé. Il a cependant reconnu que la situation politique complexe, marquée par des divisions au sein du CPT et des contestations sur la légitimité de la transition, complique ses efforts.
Son discours a été interprété comme une réponse directe à des tensions récentes entre le gouvernement et des figures du pouvoir présidentiel. Plusieurs observateurs soulignent que l’avenir du Premier ministre dépendra de sa capacité à renforcer les capacités de l’État face aux groupes armés tout en naviguant entre factions rivales.
Alors que Haïti traverse une période d’instabilité accrue, le message de M. Fils-Aimé appelle à la cohésion. « Nous avons besoin de solutions concrètes, pas de discours égoïstes », a-t-il conclu, en invitant les parties prenantes à unir leurs forces pour préserver l’unité du pays. Cette déclaration survient à un moment où l’opinion publique, profondément divisée, attend des signes tangibles d’un changement de cap.
Rédaction Kominotek NEWS

