
Erik Prince, ancien fondateur de Blackwater et proche de l’ancien président américain Donald Trump, a annoncé avoir signé un contrat de dix ans avec le gouvernement haïtien via sa société Vectus Global. L’objectif principal de cet accord est de restaurer la sécurité dans les zones clés du pays et de rétablir le contrôle des routes actuellement dominées par les gangs. Par ailleurs, le contrat prévoit la mise en place d’un système de taxation pour les marchandises importées de République dominicaine, une mesure visant à renforcer l’économie locale.
Selon des informations révélées par Reuters, Erik Prince a pour ambition de sécuriser l’axe stratégique entre Port-au-Prince et Cap-Haïtien dans un délai d’un an. Pour y parvenir, il compte utiliser une gamme d’équipements modernes, notamment des drones, des snipers, des hélicoptères et des bateaux. Ces ressources technologiques et humaines doivent permettre de neutraliser les menaces pesant sur les infrastructures critiques et les voies de communication.
Le New York Times a également rapporté que l’accord, gardé secret jusqu’à présent, inclut le déploiement de 150 mercenaires aguerris. Ces forces seront appuyées par un envoi d’armes lourdes, destinées à soutenir les opérations de sécurisation. De plus, des experts en sécurité contactés par le quotidien américain ont indiqué qu’une importante cargaison d’armes a déjà été expédiée vers Haïti. Il est également prévu d’utiliser des drones armés pour cibler les leaders des gangs, une tactique visant à affaiblir les structures criminelles.
Cependant, les autorités haïtiennes se sont montrées réticentes à commenter cet accord. Aucun représentant du gouvernement, y compris le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, entré en fonction le 7 août dernier, n’a souhaité réagir aux sollicitations de Reuters. De son côté, Erik Prince a choisi de ne pas dévoiler le montant exact du contrat ni les prévisions de recettes fiscales espérées, ajoutant ainsi au mystère entourant cet accord.
Depuis mars dernier, Erik Prince est déjà actif en Haïti, travaillant en étroite collaboration avec une task force placée sous la direction du Premier ministre. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre d’une stratégie globale visant à stabiliser un pays confronté à une insécurité endémique et à des défis économiques majeurs. L’implication d’une figure controversée comme Erik Prince dans ce contexte sensible a naturellement suscité des interrogations, tant sur les modalités de l’intervention que sur ses réelles motivations.
Rédaction Kominotek NEWS

