
Des centaines de manifestants ont pris d’assaut les rues de Mexico, ce samedi, pour protester contre l’ingérence des États-Unis en Amérique latine, et plus particulièrement contre l’intervention militaire américaine au Venezuela. La manifestation, organisée par des groupes de gauche et des mouvements sociaux, s’est transformée en acte symbolique puissant : des protestataires ont brûlé une effigie du président américain Donald Trump, allumant un feu sous les cris de « Washington, dégage ! » et « Maduro, c’est notre souveraineté ! ». Cette action, filmée et partagée massivement sur les réseaux sociaux, représente un rejet clair des politiques étrangères de Washington, perçues comme une menace pour l’autodétermination des pays latino-américains.
Les organisateurs de la manifestation ont souligné que l’intervention des États-Unis dans les affaires vénézuéliennes, notamment l’appui apporté à la destitution du président Nicolas Maduro, constitue une violation du droit international et une atteinte à la souveraineté régionale. « Les États-Unis ne peuvent pas décider qui gouvernera le Venezuela ou toute autre nation, a déclaré une manifestante, María Elena Ortega, membre d’un syndicat de travailleurs. Nous défendons le principe de non-ingérence, fondamental pour la paix dans la région. » Les participants ont également dénoncé les sanctions économiques imposées par le gouvernement américain au Venezuela, qualifiées de « guerre économique » par certains orateurs.
L’effigie de Trump, symbolisant l’influence américaine, a été placée sur une poutre et recouverte de drapeaux vénézuéliens avant d’être incinérée. « C’est une réponse symbolique à l’impérialisme nord-américain », a expliqué un responsable du mouvement, Juan Méndez. « Nous ne sommes pas contre l’action humanitaire, mais contre l’ingérence militaire et diplomatique. » Les protestataires ont appelé à la fin des interventions extérieures et à un dialogue inclusif entre les pays latino-américains pour résoudre les crises politiques et économiques.
Cette manifestation s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les gouvernements latino-américains et les États-Unis. Plusieurs pays de la région, notamment Cuba, l’Équateur et l’Espagne, ont exprimé leur inquiétude quant à l’escalade de la situation au Venezuela, où les forces vénézuéliennes ont récemment arrêté Maduro après une tentative de coup d’État soutenue par des factions opposées. Les manifestations à Mexico rejoignent celles organisées à Caracas, Bogota et Santiago, où des milliers de personnes exigent la retraite des forces étrangères et un règlement politique respectueux de la souveraineté vénézuélienne.
Les organisateurs ont souligné que cette mobilisation est un rappel des luttes historiques des peuples latino-américains contre l’hégémonie des puissances étrangères. « Nous ne laisserons pas l’histoire répéter les erreurs du passé », a affirmé un manifestant, rappelant les interventions des États-Unis dans les révolutions de la région au XXe siècle. La manifestation s’est terminée par un appel à l’unité latino-américaine et à la défense des valeurs de solidarité et de respect mutuel.
Rédaction Kominotek NEWS

