
Plusieurs familles déplacées originaires de Carrefour-Feuilles, actuellement relogées au Lycée Anténor Firmin, ont exprimé leur mécontentement face à la gestion de l’aide humanitaire par l’Office national de la migration (ONM). Ces familles affirment que leurs noms ne figurent pas sur la liste officielle qui leur permettrait de recevoir une allocation de 100 000 gourdes, destinée à les aider à se reloger. Elles accusent l’ONM de favoritisme et de négligence dans la répartition des dons.
Ces familles, contraintes de quitter leurs maisons en raison de la violence qui sévit dans leur quartier, insistent sur le fait qu’elles sont des victimes et non des complices des groupes armés. Elles lancent un appel pressant à l’État pour que soit mis en place un mécanisme plus transparent et équitable dans la distribution de l’aide. Elles exigent également des mesures urgentes pour rétablir la sécurité dans les quartiers touchés, afin de permettre leur retour dans des conditions sûres.
Cette situation met en lumière la précarité dans laquelle vivent de nombreux déplacés internes à Port-au-Prince. Les conditions de vie dans les centres d’accueil, comme le Lycée Anténor Firmin, sont souvent difficiles, et l’absence de transparence dans la gestion de l’aide aggrave encore leur détresse. Les déplacés espèrent que leurs voix seront entendues et que des actions concrètes seront prises pour améliorer leur situation.
Rédaction Kominotek NEWS

