Coopération en matière de sécurité : Haïti et le Salvador échangent sur des stratégies partagées pour relever les défis sécuritaires

Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a entamé des discussions bilatérales avec le vice-président salvadorien, Félix Ulloa, lors d’une rencontre organisée au Chili. Cette réunion s’est inscrite dans l’objectif de renforcer la collaboration internationale entre les deux pays, notamment en matière de renforcement de la sécurité et de la stabilisation d’Haïti. Les échanges ont mis en lumière des initiatives concrètes pour faire face aux défis liés à l’insécurité, particulièrement prégnante dans le pays caraïbe.
Selon les communiqués officiels émanant des autorités haïtiennes, El Salvador a partagé son expertise dans la lutte contre les gangs et la gestion du système pénitentiaire. Le Salvador, pays centro-américain confronté à des défis similaires, a souligné l’efficacité de ses mesures opérationnelles, y compris des opérations anti-gangs et des réformes administratives. Ces échanges ont permis à Haïti d’identifier des pistes d’inspiration pour moderniser ses structures de sécurité et renforcer la capacité des institutions à répondre aux menaces locales.
Lors de la réunion, le gouvernement haïtien a également remercié les partenaires internationaux pour leur soutien militaire et humanitaire. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante, ces collaborations sont jugées essentielles pour rétablir la confiance des citoyens et garantir la sécurité publique. Les autorités salvadoriennes ont, quant à elles, exprimé leur engagement à apporter un appui technique et logistique dans les mois à venir.
Les discussions se sont concentrées sur une stratégie de stabilisation structurée autour de quatre piliers : la sécurité publique, la justice réparatrice, les programmes de réinsertion sociale et les initiatives de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Cet axe multiforme vise à atténuer l’influence des groupes armés et à restaurer l’autorité de l’État. Les deux gouvernements ont insisté sur l’importance de ces mécanismes pour renforcer la gouvernance et protéger les populations vulnérables.
Les autorités haïtiennes ont également présenté les avancées dans la préparation d’une force internationale, approuvée par l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cette force, composée d’environ 5 500 soldats issus de pays tels que le Bénin, le Tchad et la Mongolie, interviendra dans le cadre d’opérations de sécurité prioritaires. Les modalités de déploiement, prévues pour les prochains mois, ont été abordées en détail, notamment la coordination avec les forces locales et la formation des unités.
Parallèlement, le gouvernement haïtien poursuit la modernisation de ses forces de sécurité. Le programme P4000, qui prévoit le recrutement et l’entraînement de 4 000 nouveaux policiers, est en cours. Ce projet vise à renforcer les compétences des forces de l’ordre dans la lutte contre les gangs, la protection des citoyens et le rétablissement de l’État de droit. Les formations, axées sur l’usage non létal de la force et les techniques de négociation avec les groupes armés, sont jugées cruciales pour établir un climat de sécurité durable.
Cette rencontre a permis de reaffirmer la volonté des deux États de coopérer dans un contexte régional marqué par des tensions croissantes. Les autorités haïtiennes ont encore une fois souligné leur détermination à restaurer la paix et l’ordre public, afin de créer les conditions favorables au développement économique et à la stabilité institutionnelle. Le Salvador, quant à lui, a réitéré son soutien inconditionnel, mettant en avant l’exemple de sa propre transformation sécuritaire comme modèle à suivre.
Les prochaines étapes de cette collaboration prévoient des échanges techniques, des missions d’observation et des formations conçues pour adapter les bonnes pratiques salvadoriennes aux réalités haïtiennes. Cette alliance, fondée sur des objectifs communs, représente un espoir concret pour répondre à des défis complexes qui mettent en péril la sécurité nationale et régionale.
Rédaction Kominotek NEWS

