
Port-au-Prince, 4 mars 2026. Sandra Paulemon a officiellement pris ses fonctions de ministre de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) mercredi dernier, lors d’une cérémonie solennelle organisée au siège de l’institution. Cette passation de pouvoir marque la fin des cinq années de mandat de Ketleen Florestal, dont les efforts ont été salués par les autorités pour leur contribution à la planification stratégique et à la coordination des partenariats internationaux.
La cérémonie d’investiture a rassemblé des représentants du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des membres des organisations locales. Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a présidé la cérémonie, en soulignant l’héritage laissé par sa prédécesseure. Selon lui, sous la direction de Mme Florestal, la planification nationale a été « ancrée dans les réalités socio-économiques haïtiennes » et la coopération externe a su allier rigueur stratégique et pragmatisme pour répondre aux besoins prioritaires du pays.
Dans son discours, le chef du gouvernement a insisté sur l’importance stratégique du MPCE dans l’architecture institutionnelle haïtienne. « Le Ministère est le pilier de la vision de développement à long terme », a-t-il affirmé, rappelant que c’est dans ses murs que sont élaborés le Plan stratégique de développement d’Haïti, les projets d’investissement public et les cadres de coordination des acteurs internationaux. « Son rôle est de garantir une synergie entre les politiques publiques et les engagements pris avec nos partenaires », a-t-il ajouté.
La nomination de Sandra Paulemon s’inscrit dans une démarche de continuité tout en visant à renforcer l’efficacité des actions gouvernementales. Le Premier ministre a souligné que le nouveau ministère devra s’attacher à optimiser la mobilisation des ressources, en veillant à ce que chaque initiative ou partenariat priorise les intérêts nationaux et réponde aux attentes des citoyens. « La coopération internationale doit être un levier de développement, pas une fin en soi », a-t-il insisté.
Cette transition interviend à un moment où le pays fait face à des défis majeurs, notamment une crise économique profonde et une instabilité sociale persistante. Selon les autorités, la stabilité administrative et l’unité de la vision stratégique sont des impératifs pour mener à bien les réformes structurelles. Le MPCE, en tant qu’organe central de la planification, sera chargé de veiller à une meilleure articulation entre les politiques sectorielles et les objectifs nationaux.
Sandra Paulemon, ancienne directrice du Bureau des statistiques, a exprimé sa détermination à poursuivre les efforts engagés par sa prédécesseure, tout en renforçant la transparence et la participation citoyenne dans les projets de développement. « Mon objectif est de faire du MPCE un moteur de transformation, au service de la population haïtienne », a-t-elle déclaré.
Les partenaires internationaux, présents lors de la cérémonie, ont mis en avant leur engagement à soutenir le nouveau gouvernement dans la mise en œuvre des projets structurants, tout en insistant sur la nécessité d’une gouvernance renforcée pour garantir la durabilité des investissements.
Cette passation de pouvoir illustre l’ambition du gouvernement de consolider ses acquis tout en adaptant sa stratégie aux réalités changeantes. Avec un contexte marqué par la pression migratoire et la fragilité des ressources, le MPCE devra jouer un rôle clé pour orienter les priorités et mesurer les progrès réalisés.
Rédaction Kominotek NEWS

