
Le chanteur québécois d’origine haïtienne, Luck Mervil, a été reconnu coupable d’agression sexuelle à la suite d’actes commis dans la nuit du 23 au 24 juin 2000 à Rimouski. Cette décision a été rendue après un concert donné pendant les festivités de la Saint-Jean-Baptiste.
Selon les informations diffusées par Radio Canada, le juge James Rondeau a rejeté la version des faits présentée par l’accusé. Luck Mervil avait soutenu qu’il y avait eu une erreur d’identité concernant la victime. Cependant, le juge a souligné à plusieurs reprises que le témoignage de Mervil manquait de crédibilité et de cohérence. Il a noté que les réponses de l’accusé étaient souvent contradictoires et adaptables, ce qui a renforcé les doutes sur sa version des événements. En revanche, le récit de la victime a été jugé impressionnant et sans équivoque, laissant peu de place au doute raisonnable.
Les faits se sont déroulés dans un contexte bien particulier. Après son concert, Luck Mervil a rencontré la victime dans un bar situé sur la rue Saint-Germain à Rimouski. Plus tard, il l’a agressée sexuellement dans un hôtel de la ville. À cette époque, Mervil était au sommet de sa carrière, notamment grâce à son rôle dans la comédie musicale *Notre-Dame de Paris*, qui l’avait propulsé sous les feux de la rampe.
Suite au verdict, Luck Mervil a publié une déclaration écrite annonçant son intention de faire appel de la décision. Il a indiqué que son équipe se concentrait sur les prochaines étapes juridiques et a demandé que l’intimité de sa famille soit respectée. Mervil a également précisé qu’il ne ferait aucun autre commentaire sur l’affaire. Il reste en liberté en attendant sa condamnation, prévue pour le 6 novembre.
Cette affaire, qui a été retardée à plusieurs reprises depuis son arrestation le 29 novembre 2023, est soumise à une ordonnance de non-publication afin de protéger l’identité de la victime. Il est important de noter que Luck Mervil avait déjà été condamné en 2018 pour exploitation sexuelle suite à des actes commis en 1996. Cette condamnation lui avait valu six mois de détention dans la collectivité, ainsi que 20 ans d’inscription au registre des délinquants sexuels.
Cette décision jette une ombre sur la carrière de l’artiste, tout en rappelant l’importance de la justice pour les victimes d’agressions sexuelles. L’appel de Mervil ajoute une couche de complexité à cette affaire, qui continue de susciter l’attention du public et des médias.
Rédaction Kominotek NEWS

