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Attaque sanglante à Gros-Morne : le gang «Kokorat san ras» multiplie les menaces dans la région

Le 2 novembre 2025, la tranquillité de Gros-Morne a été brutalement brisée par une attaque armée perpétrée par le gang armé «Kokorat san ras». Selon des informations confirmées par Hubert Céneac, président du Conseil municipal intérimaire, trois personnes ont perdu la vie dans cette violente opération. Les victimes, atteintes à des organes vitaux, ont été transportées d’urgence à l’hôpital, mais leurs blessures s’avérèrent fatal. Les détails de l’attaque, perpétrée en périphérie de Morne Marguerite, un quartier proche du centre-ville, ont plongé la communauté dans une vive inquiétude. Les habitants, témoins de cette escalade de la violence, rapportent une montée de la peur dans les rues, avec des familles évacuant leurs résidences et des commerçants fermant précipitamment leurs établissements.

Lundi 3 novembre, la tension persiste dans le centre-ville de Gros-Morne. Les autorités locales ont déclaré que la situation reste préoccupante, bien que la Police nationale d’Haïti (PNH) ait intensifié ses patrouilles dans la zone. Cependant, Hubert Céneac, également agent exécutif intérimaire, a souligné que les forces de sécurité font face à des défis majeurs, notamment un manque d’équipement et d’effectifs suffisants pour contrer efficacement le gang. «La PNH tente de contenir la montée de cette organisation criminelle, mais les ressources sont limitées, et les risques pour les agents sur le terrain sont réels», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le gang «Kokorat san ras», basé dans la commune de Ti-Bwadòm, est désormais identifié comme une menace structurelle pour la stabilité de la région. Opérant en petits groupes mobiles, ses membres se déplacent rapidement entre les quartiers, utilisant des ruelles et des zones non surveillées pour échapper à la police. Les spécialistes en sécurité soulignent que cette fragmentation tactique rend les interventions des forces de l’ordre plus difficiles, car le gang peut relancer des attaques imprévisibles. Depuis plusieurs mois, des signaux d’alerte avaient été lancés par la PNH, qui craignait une expansion de ce groupe vers d’autres communes. La prise de contrôle de Gros-Morne semble désormais une priorité pour le gang, alimentant des spéculations sur un possible conflit pour le pouvoir entre différents groupes armés.

Les habitants de Morne Marguerite, encore traumatisés par l’attaque, décrivent des scènes de chaos : des pneus calcinés sur les routes, des graffiti menaçants peints sur les murs, et des enfants dissuadés de sortir après le coucher du soleil. «Nous vivons dans l’angoisse constante. Le gang n’est plus seulement une abstraction, c’est une réalité qui frappe à notre porte», témoigne une résidente. Les autorités locales, tout en appelant à la calme, envisagent de renforcer les collaborations avec les organisations internationales présentes en Haïti pour obtenir un soutien logistique et opérationnel.

Alors que la PNH lance des opérations de nettoyage dans les zones touchées, des observateurs mettent en garde contre le risque d’une escalade des violences, en particulier si les négociations entre factions armées échouent. La communauté internationale, déjà confrontée à des défis sécuritaires en Haïti, pourrait être appelée à jouer un rôle plus actif pour stabiliser la région. Pour l’instant, Gros-Morne continue à vivre sous le spectre de la menace, avec une population en quête de réassurance et un gouvernement local engagé dans un délicat équilibre entre action policière et diplomatie communautaire.

 

Rédaction Kominotek NEWS

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