
Le rapport médico-légal a dévoilé les circonstances tragiques entourant le décès de Stephora Ann-Merci Joseph, une fillette de 11 ans, qui a perdu la vie en raison d’une asphyxie mécanique liée à une noyade, une mort qualifiée de violente. L’incident fatal s’est produit le 14 novembre 2025 lors d’une excursion scolaire organisée par le Colegio Leonardo Da Vinci à la Hacienda Los Caballos, un établissement réputé pour sa piscine mal sécurisée et dépourvue de mesures d’urgence adéquates.
Selon les conclusions des enquêteurs, Stephora a commencé à se noyer à 9h45, luttant désespérément pour rester à la surface et respirer. Les employés chargés de la surveillance, Vilma Altagracia Vargas Morel et Francisca Josefina Tavarez Vélez, ont été filmées utilisant leurs appareils mobiles et discutant entre elles, ignorant les appels silencieux de la jeune fille. Les enregistrements des caméras de surveillance montrent clairement que ces responsables n’ont pas pris d’initiative pour porter secours à la victime, la laissant seule face à un danger mortel.
Le corps de la fillette est resté sous l’eau pendant environ 30 minutes avant qu’un autre enfant ne remarque son absence et ne déclenche l’alerte. La mère de Stephora n’a été avertie qu’une heure et vingt-cinq minutes après le drame, tandis que les secours ont été contactés avec un retard jugé inacceptable. Cette réponse lente a soulevé des interrogations quant à l’efficacité des protocoles d’urgence en place.
Quatre enseignants ont été soumis à des poursuites judiciaires pour homicide involontaire, abandon de mineur et mauvais traitements, ainsi que pour violation du Code des enfants et adolescents (loi 136-03). Le procureur a affirmé que le décès de la fillette était directement lié à l’organisation d’une sortie scolaire non conforme, effectuée dans un lieu présentant des risques évidents et sans surveillance adéquate. L’établissement, accusé de négligence, doit répondre des conséquences tragiques de cette organisation inadéquate.
Les autorités soulignent que l’absence de barrières de sécurité autour de la piscine, combinée à l’absence de personnel formé pour gérer les urgences, a contribué au drame. Cette affaire a suscité un vif émoi dans la communauté éducative et chez les parents, qui réclament des réformes pour éviter de tels événements. Les familles des victimes, désormais mobilisées, exigent des sanctions exemplaires contre les responsables et des mesures strictes pour garantir la sécurité des enfants lors des activités scolaires.
La justice a également souligné la nécessité d’une formation approfondie pour les encadrants, ainsi que d’une réglementation plus stricte concernant les sorties pédagogiques. Les enquêteurs recommandent que les écoles évitent de programmer des activités dans des lieux présentant des risques pour la santé et la sécurité des élèves. Cette tragédie rappelle, une fois de plus, l’importance d’une vigilance constante pour protéger les plus vulnérables.
Rédaction Kominotek NEWS

