
Le dimanche 22 juin 2025, la commune de La Chapelle, dans le département de l’Artibonite, a été attaquée par un groupe armé identifié comme les « Talibans » affiliés à la coalition Viv Ansanm. Selon un rapport de l’OCHA, six personnes ont été tuées et près de 8 890 habitants contraints de fuir leur domicile. Le bilan humain inclut également un commissariat incendié et de nombreuses maisons détruites, laissant la commune sous le contrôle des gangs.
La majorité des déplacés, environ 91 %, se sont réfugiés dans d’autres zones de l’Artibonite, tandis que les 9 % restants ont gagné le département de l’Ouest. La grande majorité (95 %) est hébergée par des familles d’accueil, et une minorité (5 %) trouve refuge dans des sites improvisés mis en place suite à l’attaque .
Selon le Haiti Times, les assaillants ont incendié le commissariat et établi des barrages pour empêcher toute intervention policière, isolant ainsi la commune dès les premières heures de l’attaque. Des avertissements évoquant cette menace auraient été signalés dès le 19 juin.
Cinq jours après l’offensive, aucune déclaration officielle n’a été formulée par le Premier ministre de facto, le Conseil présidentiel de transition ou d’autres autorités nationales, suscitant une vive réaction de désarroi parmi les populations locales.
Cette attaque dramatique illustre la montée alarmante de l’emprise des gangs dans plusieurs zones rurales d’Haïti. Elle met en évidence l’inaction des autorités face à la violence armée et la gravité de l’urgence humanitaire à laquelle font face des milliers de familles désormais déplacées.
Rédaction Kominotek NEWS

