
Ce lundi matin, le nouveau directeur départemental de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans l’Artibonite a été confronté à une première vague de contestation populaire. Des membres du groupe d’autodéfense « Coalition », soutenus par des citoyens en colère, ont bloqué la route nationale #1 à Desoulier. Cette action visait à exiger des mesures immédiates contre l’insécurité qui sévit dans la région.
Selon des témoignages recueillis, les manifestants réclament une intervention ferme contre les gangs armés opérant dans la zone, en particulier les groupes « Kokorat San Ras » et « Gran Grif ». Ces groupes sont accusés de multiples exactions, notamment des assassinats, des viols, des enlèvements et des attaques ciblées contre des policiers.
La route nationale #1, un axe crucial reliant l’Artibonite au Nord, au Nord-Ouest et au Nord-Est du pays, a été bloquée pendant plusieurs heures. Cette obstruction a paralysé la circulation, perturbant le transport de marchandises et de passagers dans cette zone stratégique.
Le message des manifestants est clair : la population ne tolérera aucun délai pour le nouveau responsable de la police. Ils exigent des actions rapides pour neutraliser les foyers de criminalité et mettre fin à l’emprise des gangs.
Ce mouvement citoyen reflète un département de plus en plus organisé autour de structures de résistance locales. Le directeur départemental de l’Artibonite doit agir sans tarder, sous peine de voir la situation sécuritaire et la confiance publique se détériorer davantage.
Les habitants, las de l’insécurité, ont choisi de s’organiser pour faire entendre leur voix. Cette mobilisation montre une volonté collective de renforcer la sécurité et de rétablir l’ordre dans la région. Le nouveau chef de police aura donc pour mission de répondre à ces attentes pressantes, essentielles pour le rétablissement de la paix sociale.
Rédaction Kominotek NEWS

