
La commune de Kenscoff, en Haïti, est plongée dans une tension palpable. Le 16 juin dernier, des unités d’élite de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont lancé une opération pour neutraliser un chef de gang bien connu, surnommé Didi, qui s’était retranché dans une maison située à « Teleco ».
Depuis l’aube, le chef de gang, encerclé par les forces de l’ordre, a bénéficié de l’appui de renforts importants, avec d’autres individus lourdement armés tentant de le secourir. Face à cette situation, des habitants ont lancé un appel urgent à la PNH, réclamant un soutien logistique, notamment des drones et des hélicoptères, pour sécuriser le périmètre et empêcher toute évasion. Cependant, dans la soirée, les bandits ont repris leurs activités, semant la panique parmi la population.
Cet événement intervient après une opération de sécurisation ayant mal tourné dans la nuit du 12 au 13 août. Lors de cette opération, deux policiers de la Brigade d’Opérations et d’Intervention Départementales (BOID) ont perdu la vie, tandis que trois autres ont été blessés lors d’échanges de tirs intenses.
André Jonas Wadimir Paraison, Directeur Général a.i. de la PNH, a rendu hommage à la mémoire de ces policiers tombés en mission, adressant ses condoléances aux familles endeuillées. Il a souligné que la Police Nationale reste plus que jamais déterminée à neutraliser les criminels et leurs complices.
Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement haïtiens ont, pour leur part, promis de renforcer les capacités de la PNH en lui fournissant des moyens supplémentaires pour mener à bien ses opérations. Parallèlement, la population est invitée à collaborer étroitement avec les forces de l’ordre afin de contrer les actions des groupes armés, notamment la coalition « Viv Ansanm », à laquelle Didi est rattaché.
Cette situation met en lumière les défis sécuritaires persistants en Haïti et la nécessité d’une action concertée entre les forces de l’ordre et la communauté pour restaurer l’ordre et la paix.
Rédaction Kominotek NEWS

