Abou Dhabi dénonce l’offensive contre l’installation gazière de South Pars, pointée du doigt par Téhéran contre Washington et Jérusalem

Les Émirats arabes unis ont exprimé mercredi leur condamnation ferme de l’attaque perpétrée contre des installations iraniennes liées au champ gazier de South Pars/North Dome, un site stratégique partagé avec le Qatar. Cette opération, attribuée par l’Iran aux États-Unis et à Israël, a suscité des inquiétudes quant à une montée en tension dans la région. Dans un communiqué, Abou Dhabi a souligné que la ciblage de ces infrastructures énergétiques, situées au cœur du domaine gazier transfrontalier, constitue un « risque majeur d’escalade », mettant en garde contre les conséquences potentiellement dramatiques d’une telle action.
Le champ gazier de South Pars, étendu sur plus de 9 700 km², est l’un des plus vastes réservoirs de gaz naturel au monde. Il s’étend à la fois sur le territoire iranien, où il est désigné sous le nom de South Pars, et sur celui du Qatar, où il est appelé North Dome. Ce gisement stratégique, exploité depuis plusieurs décennies, constitue une source clé d’approvisionnement énergétique pour les deux pays et joue un rôle central dans l’équilibre géopolitique de la région. L’attaque, qui a visé des infrastructures vitales, soulève des interrogations sur la sécurité des opérations dans le secteur, particulièrement en temps de crise.
Les autorités iraniennes, dans un premier temps, ont accusé les États-Unis et Israël d’être à l’origine de cette offensive, bien que ces allégations restent à vérifier. Washington et Jérusalem ont, pour leur part, réfuté ces accusations, invitant à la prudence dans les interprétations précipitées. L’UAE, dont les relations diplomatiques avec l’Iran restent tendues, a appelé à une résolution pacifique des différends, tout en insistant sur l’importance de préserver la stabilité dans le Golfe.
Cette crise survient alors que la région traverse une période de tensions accrues, notamment à cause des confrontations entre l’Iran et les États-Unis, ainsi que des rivalités régionales impliquant le Qatar. L’attaque de South Pars pourrait renforcer le climat de suspicion entre les acteurs concernés, mettant en péril la coopération dans le domaine énergétique.
Les Émirats arabes unis, membres de la Ligue arabe et partenaires économiques de plusieurs pays, ont insisté sur la nécessité d’éviter toute action unilatérale susceptible de destabiliser davantage la région. « Les décisions impératives doivent être prises dans un esprit de dialogue et de respect mutuel », a souligné le communiqué. En parallèle, des appels à la médiation internationale se font entendre, notamment de la part de la Chine et de l’Union européenne, pour tenter d’éviter une spirale conflictuelle.
Le secteur gazier de South Pars/North Dome, stratégique pour l’économie d’Iran et du Qatar, pourrait voir ses opérations perturbées si la situation se prolonge. Les experts soulignent que toute interruption prolongée des travaux pourrait avoir des répercussions mondiales sur les marchés énergétiques, déjà fragilisés par les fluctuations géopolitiques.
En conclusion, les Émirats arabes unis, tout en déplorent l’attaque, ont rappelé leur engagement à œuvrer pour une paix durable dans le Golfe. « Il est impératif de préserver les intérêts économiques et humains de tous les pays concernés », a conclu leur déclaration. La communauté internationale surveille désormais de près les prochaines étapes, craignant que cette affaire ne dérape dans un conflit plus large.
Rédaction Kominotek NEWS

