Haïti : Nayib Bukele rejette les accusations de bombardements contre des civils visant les forces salvadoriennes

Le président du Salvador, Nayib Bukele, a rejeté les accusations formulées dans un rapport d’une organisation non gouvernementale (ONG), selon lesquelles les forces salvadoriennes déployées en Haïti auraient bombardé des civils près de Port-au-Prince. Le chef de l’État affirme que le contingent de son pays ne dispose pas de bombes et conteste la chronologie des faits rapportés.
Selon Nayib Bukele, les hélicoptères d’attaque salvadoriens ne sont arrivés en Haïti que le 29 octobre, une arrivée qui aurait été largement documentée par les médias et sur les réseaux sociaux. Le président soutient que le rapport de l’ONG aurait été publié la veille de l’arrivée des appareils, ce qui, selon lui, remet en cause les accusations. Il affirme également que les hélicoptères n’ont, jusqu’à présent, effectué aucune mission opérationnelle en vol. Ces déclarations constituent la réponse du dirigeant salvadorien aux accusations portées contre les forces de son pays.
Dans sa réaction, Nayib Bukele a vivement critiqué certaines organisations non gouvernementales, les accusant de diffuser des informations mensongères et d’exercer une influence importante sur les institutions internationales. « Ces ONG mentent en toute impunité, tout en exerçant une énorme influence sur les organisations internationales. Ce ne sont rien d’autre que des signatures de lobby pour les criminels et les cartels, déguisées en organisations humanitaires », a-t-il déclaré.
Le Salvador figure parmi les pays contributeurs à la Force de répression des gangs (FRG), aux côtés du Bangladesh et d’autres nations. Cette force bénéficie d’un appui logistique de l’Allemagne et des États-Unis et a pour objectif de contribuer au rétablissement de la sécurité en Haïti. Les accusations de bombardements contre des civils et leur contestation par Nayib Bukele placent ainsi le déploiement salvadorien au centre des débats sur les opérations de sécurité dans le pays.
Rédaction Kominotek NEWS

