Saint-Marc : trois membres d’une même famille tués lors de tirs depuis des hélicoptères non identifiés

Trois personnes d’une même famille ont été tuées dans la soirée du samedi 17 octobre 2026 à Lexandre, une localité de Granfon, dans la quatrième section communale de Saint-Marc. Selon des témoignages recueillis sur place, les victimes ont été atteintes par des tirs provenant de trois hélicoptères non identifiés qui survolaient la zone.
Les victimes ont été identifiées comme Lavoir Louis, 60 ans, Wilson Louis, 40 ans, et Garçonet Jean, 51 ans. Il s’agit d’un père, de son fils et de son neveu, qui se trouvaient à leur domicile au moment des faits, a confirmé Wilbert Michel, président du Conseil d’administration de la section communale (CASEC) de Granfon.
D’après plusieurs témoins, les événements se sont déroulés aux alentours de 21 h 30. Les trois hélicoptères auraient ouvert le feu en utilisant des armes automatiques avant de se poser sur des terrains situés à Lexandre. Les habitants n’ont pas été en mesure d’identifier les appareils, ni de déterminer leur provenance ou leur destination. Wilbert Michel décrit Granfon comme une localité habituellement paisible, ce qui accentue l’incompréhension suscitée par cette tragédie.
Selon le président du CASEC, les autorités judiciaires et policières de Saint-Marc, pourtant alertées après les faits, ne s’étaient toujours pas rendues sur place au moment de son témoignage. Wilbert Michel déplore l’absence de visite officielle permettant de constater les faits et d’évaluer la situation auprès de la population. Il réclame des explications au directeur départemental de la Police nationale d’Haïti (PNH) et au commissaire principal de Saint-Marc. « Il faut que justice et réparation soient faites », insiste-t-il, appelant les autorités à rendre compte de ce qui s’est produit.
Les trois victimes ont été inhumées, selon Wilbert Michel, sans que les circonstances du drame aient fait l’objet d’une réponse officielle connue. Le responsable communal affirme qu’elles étaient respectées dans leur communauté et n’entretenaient aucun lien avec les activités des gangs. Depuis les événements, l’inquiétude et la colère gagnent les habitants de Granfon. Certains évoquent la possibilité d’une erreur tragique, tandis que d’autres s’interrogent sur les méthodes employées dans les opérations de lutte contre les groupes armés. Le média Le Placentin indique rester dans l’attente d’une réaction officielle de la Police nationale d’Haïti. À ce stade, l’identité des appareils, les circonstances exactes des tirs et les responsabilités éventuelles restent à établir.
Rédaction Kominotek NEWS

