
L’écrivain d’origine haïtienne Thélyson Orélien est sorti de son silence pour défendre l’authenticité de son roman C’était ça ou mourir, au cœur d’une controverse depuis le 21 septembre. Dans une déclaration, l’auteur rejette les accusations selon lesquelles son ouvrage aurait été rédigé par une intelligence artificielle. Il dénonce également les attaques personnelles, les menaces et le harcèlement raciste dont il affirme être la cible.
« Je ne veux pas effacer mon passé ni prétendre être un homme sans fautes. Mais ce roman, je l’ai écrit moi-même. Il vient de mes blessures et de celles des autres migrants. Cette blessure de l’exil dont on ne guérit pas », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que le livre est le fruit de son travail et de sa création.
Selon Thélyson Orélien, l’écriture de C’était ça ou mourir a débuté à l’automne 2017, à Laval, au Québec. Il affirme avoir achevé une première version de plus de 300 pages en 2019, avant de poursuivre le travail de révision. Au fil du processus, il dit avoir supprimé certaines scènes, remanié des passages et modifié des personnages. L’auteur explique que son récit s’inspire notamment de son expérience migratoire, de ses liens avec Haïti et le Québec, ainsi que des réalités vécues par d’autres personnes contraintes de quitter leur pays. Pour lui, cette histoire porte les traces de l’exil et des blessures humaines qui l’accompagnent.
Face aux soupçons d’utilisation de l’intelligence artificielle, l’écrivain reconnaît avoir eu recours à certains outils pour effectuer des recherches, notamment afin de comprendre des expressions étrangères. Il affirme toutefois qu’aucune phrase de son roman n’a été générée par une machine. Thélyson Orélien soutient que le récit, son organisation et son contenu résultent de son propre travail. Il estime que les accusations visant son livre affectent non seulement sa crédibilité en tant qu’écrivain, mais aussi son humanité.
Dans sa déclaration, l’auteur revient également sur certains actes commis au début de sa vie littéraire, après son départ d’Haïti à la suite du séisme de 2010. Évoquant son parcours et ses lectures d’écrivains et d’intellectuels, il reconnaît avoir commis des actes qu’il considère aujourd’hui comme inacceptables. Il présente des excuses sans réserve pour ces fautes passées, tout en soulignant qu’elles doivent être distinguées de la controverse actuelle autour de son roman, dont la rédaction, rappelle-t-il, a commencé en 2017.
L’écrivain affirme subir depuis plusieurs semaines des menaces, un lynchage médiatique et du harcèlement raciste. Il reconnaît que son parcours et ses anciennes publications peuvent légitimement faire l’objet d’un examen critique. Il admet le droit des journalistes d’enquêter et celui des lecteurs de porter un regard critique sur ses écrits. Il refuse cependant que ses erreurs antérieures soient considérées comme une preuve que son roman aurait été produit par une intelligence artificielle.
Publié en 2026, C’était ça ou mourir aborde notamment l’exil, la migration et les blessures laissées par ces expériences. Thélyson Orélien demande que son ouvrage soit évalué à partir de son contenu et des thèmes qu’il développe, plutôt qu’à travers les controverses entourant son parcours personnel. L’auteur affirme ne rechercher ni la célébrité ni les distinctions littéraires. Il souhaite avant tout que l’histoire de son personnage, Jonas Dorléon, soit lue pour ce qu’elle raconte des expériences humaines, au-delà des origines et des différences.
Rédaction Kominotek NEWS

