
Six enfants et sept femmes qui avaient été enlevés à Kenscoff le dimanche 23 août 2026 ont retrouvé leur liberté après plusieurs jours de captivité, a annoncé l’UNICEF. Leur libération intervient alors que cette commune des hauteurs de Port-au-Prince reste confrontée à une forte insécurité liée aux violences des groupes armés. Le processus ayant permis leur libération a notamment bénéficié de l’intervention de la fondation « Frère Luckson Zòn pa fè Moun », qui s’est portée garante, avec l’appui de l’UNICEF.
Les six enfants concernés présentent des profils d’âge particulièrement préoccupants. Trois d’entre eux ont moins de deux ans. Les autres comprennent un enfant de sept ans ainsi que deux adolescentes. Après plusieurs jours passés entre les mains de leurs ravisseurs, ces enfants et les sept femmes ont finalement pu quitter leur lieu de détention.
L’UNICEF a indiqué que plusieurs personnes et acteurs humanitaires avaient participé aux démarches destinées à faciliter leur libération. Le travailleur humanitaire Lucson Jean a notamment joué un rôle de garant dans le processus.
Pour Yannig Dussart, représentante adjointe de l’UNICEF en Haïti, la libération constitue un moment d’espoir alors que les enfants restent particulièrement exposés aux conséquences de la violence armée. L’agence des Nations unies rappelle toutefois que cet enlèvement ne constitue pas un cas isolé. Les enfants haïtiens sont confrontés à différents risques dans les zones affectées par les groupes armés, notamment les enlèvements, les assassinats et d’autres violations graves de leurs droits.
À la suite de cette libération, l’UNICEF renouvelle son appel aux groupes armés afin qu’ils mettent immédiatement un terme aux violences visant les enfants. L’organisation demande également la libération des enfants qui seraient encore détenus et insiste sur la nécessité de garantir leur protection, quelles que soient les circonstances. Pour l’agence onusienne, la protection des enfants doit rester une priorité face à l’aggravation de l’insécurité.
Au-delà de leur libération, l’UNICEF indique poursuivre ses interventions auprès des acteurs concernés afin de renforcer la protection des enfants affectés par les violences. L’organisation prévoit également de soutenir les efforts visant leur rétablissement et leur réintégration après les traumatismes liés à leur captivité et aux violences auxquelles ils ont été exposés.
La libération des six enfants et des sept femmes apporte ainsi un soulagement aux familles concernées, mais l’UNICEF souligne que la situation demeure préoccupante pour les nombreux enfants encore exposés aux violences armées en Haïti.
Rédaction Kominotek NEWS

