
La justice haïtienne a franchi une nouvelle étape dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, qui a été tué dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021 à son domicile de Pèlerin 5. Le juge de la Cour d’appel de Port-au-Prince, Denis Cyprien, a émis des mandats de comparution contre sept personnalités haïtiennes, dont des figures politiques et médiatiques de premier plan.
Ces convocations font partie du supplément d’enquête mené par la justice haïtienne pour élucider les circonstances de l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien chef de l’État et blessé grièvement son épouse, Martine Moïse. Les auditions sont prévues pour les 5 et 9 juin 2026 à la Chambre d’instruction de la Cour d’appel, située à Puits-Blain.
Le journaliste Jean Monard Métellus, l’ancien juge Jean-Roger Noelcius et l’avocat Mario Beauvoir sont les premiers à être convoqués, le 5 juin 2026. Ils seront suivis, quatre jours plus tard, par l’ancien Premier ministre Ariel Henry, l’ex-directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH) Léon Charles, l’homme d’affaires Samir Handal et Aschkard Joseph Pierre.
Selon les documents judiciaires, le juge Denis Cyprien souhaite entendre ces personnalités sur des faits liés à l’assassinat de Jovenel Moïse, notamment des accusations de complicité dans des actes d’association de malfaiteurs, de terrorisme, de vol à main armée, d’assassinat et de tentative d’assassinat. Le mandat adressé à Jean Monard Métellus mentionne spécifiquement ces chefs d’accusation, qui pourraient avoir des implications graves pour les personnes concernées.
Ces convocations interviennent après plusieurs tentatives de convocation restées sans réponse, selon des sources proches du dossier. Le juge Cyprien semble déterminé à poursuivre ses investigations et à compléter l’instruction du dossier, malgré les obstacles rencontrés jusqu’à présent.
Les personnes convoquées ont la possibilité de se faire assister d’un avocat lors de leur audition. En cas de non-comparution, des mesures judiciaires plus contraignantes pourraient être envisagées, notamment des mandats d’amener. Cette nouvelle étape de l’enquête marque une intensification des démarches judiciaires visant à établir les responsabilités dans l’un des dossiers criminels les plus importants de l’histoire récente d’Haïti.
Près de cinq ans après l’assassinat de Jovenel Moïse, la justice haïtienne semble déterminée à aller au fond des choses et à rendre justice aux victimes et à leurs proches. Les auditions à venir pourraient apporter de nouvelles révélations et permettre de mieux comprendre les circonstances de l’attentat. Les Haïtiens attendent avec impatience les résultats de cette enquête, qui pourrait avoir des implications importantes pour l’avenir du pays.
Rédaction Kominotek NEWS

