
Une vive émotion secoue les rangs de la Police Nationale d’Haïti après la disparition de l’agent 3 Joseph Jn Pois Walex, membre de la 27e promotion de la PNH et affecté à la Garde côtière. Le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) a exprimé sa profonde tristesse face à ce drame dont les circonstances demeurent encore floues.
Selon les informations communiquées par le syndicat, le jeune policier aurait disparu alors qu’il participait à une mission de sécurité à bord d’un bateau-citerne appartenant à la compagnie Dinasa, en provenance des Gonaïves. Depuis cet incident, aucune trace de l’agent n’a été retrouvée, ce qui suscite de nombreuses inquiétudes au sein de la communauté policière ainsi que parmi ses proches.
Le SPNH-17 affirme que cette disparition soulève de sérieuses interrogations quant aux conditions dans lesquelles cette opération était menée. Dans son communiqué, le syndicat rappelle que la mission principale de la Garde côtière consiste à assurer la surveillance des espaces maritimes nationaux, à lutter contre la contrebande, le trafic illicite et les différentes formes de criminalité en mer.
Le syndicat estime toutefois que cette unité spécialisée ne devrait pas être mobilisée pour des missions assimilées à des services de sécurité privée au profit d’entreprises commerciales. Cette prise de position relance le débat autour des responsabilités assignées à certaines unités de la PNH et des risques encourus par les agents sur le terrain.
Face à cette situation préoccupante, le SPNH-17 appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête approfondie afin d’établir les circonstances exactes de la disparition du policier. Le syndicat demande notamment l’implication de la Justice, du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) et de l’Inspection Générale de la PNH (IGPNH) afin de garantir une investigation indépendante et transparente.
Alors que les recherches se poursuivent, plusieurs collègues de l’agent disparu réclament que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Pour beaucoup, il est essentiel que les responsabilités soient clairement établies afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise au sein des forces de l’ordre haïtiennes.
Rédaction Kominotek NEWS

