
Le hantavirus demeure une menace sanitaire mondiale souvent méconnue, mais potentiellement mortelle, en raison de sa transmission principalement liée aux rongeurs sauvages et de la gravité des maladies qu’il peut provoquer chez l’être humain.
Présent sur plusieurs continents, ce groupe de virus est généralement transmis par inhalation de particules contaminées provenant des excréments, de l’urine ou de la salive de rats, souris ou autres rongeurs infectés. Les zones rurales, les espaces mal assainis ou les environnements exposés à la présence de rongeurs représentent les principaux foyers de risque.
Chaque année, des milliers de cas sont recensés à travers le monde, avec une forte concentration en Asie et en Europe, où le virus provoque principalement la Fièvre Hémorragique avec Syndrome Rénal (FHSR). En Chine, en Russie et en Corée du Sud, certaines souches comme Hantaan et Seoul demeurent particulièrement surveillées.
En Europe, les infections sont souvent associées au virus Puumala, responsable de formes plus modérées, tandis que le virus Dobrava peut entraîner des complications plus sévères.
Sur le continent américain, le hantavirus se manifeste surtout sous la forme du Syndrome Pulmonaire à Hantavirus (SPH), une infection respiratoire grave pouvant entraîner une détresse pulmonaire aiguë. Des cas sont régulièrement signalés dans plusieurs pays, notamment en Argentine, au Chili, au Brésil, aux États-Unis et au Paraguay.
Le taux de mortalité varie fortement selon les souches : relativement plus faible en Europe et en Asie, il peut toutefois atteindre des niveaux particulièrement élevés dans certaines régions des Amériques.
L’actualité récente rappelle la persistance du danger, notamment avec l’apparition d’un foyer détecté en mai 2026 à bord d’un navire de croisière, le MV Hondius, où plusieurs décès ont été rapportés.
Bien que les transmissions interhumaines demeurent rares, la surveillance sanitaire reste essentielle, surtout dans les zones à forte exposition environnementale.
Face à cette maladie rare mais grave, la prévention repose principalement sur la lutte contre les rongeurs, l’assainissement des espaces contaminés et la sensibilisation des populations à risque.
Rédaction Kominotek NEWS

