La commune de Saint-Marc a été profondément secouée par un nouvel épisode de violence extrême après l’enlèvement et la mort brutale de Moïse, surnommé « Pouvwa », figure connue pour son engagement dans les mouvements de protestation contre l’insécurité dans l’Artibonite.
Les faits se sont déroulés le mardi 5 mai 2026 dans la zone de La Scierie, à proximité du bureau de l’ONA, où plusieurs témoins rapportent qu’un groupe d’hommes armés, cagoulés et circulant à bord d’un véhicule aux vitres teintées, aurait intercepté la victime avant de l’emporter de force.
Reconnu localement comme l’un des organisateurs des manifestations réclamant une intervention plus ferme des autorités face à la montée de l’insécurité, Moïse représentait une voix active dans la mobilisation citoyenne de Saint-Marc.
Selon les déclarations de son épouse, les circonstances de l’enlèvement ont d’abord laissé croire à une opération policière. Pensant à une arrestation officielle, elle aurait entrepris diverses démarches à travers la ville pour tenter de localiser son mari.
La situation a toutefois pris une tournure dramatique lorsque la famille aurait reçu, quelques heures plus tard, une vidéo montrant la victime sans vie, son corps étant incendié.
Cet acte d’une violence particulièrement choquante a provoqué une onde de stupeur dans la population, ravivant les craintes liées à la dégradation persistante du climat sécuritaire dans la région.
Ce drame met en évidence les risques croissants auxquels sont confrontés les citoyens engagés publiquement contre l’insécurité, dans un contexte où plusieurs zones du pays restent marquées par l’influence de groupes criminels lourdement armés.
Alors que l’émotion demeure vive à Saint-Marc, de nombreuses voix réclament justice ainsi qu’une réponse rapide et rigoureuse des autorités afin d’identifier les responsables et de lutter plus efficacement contre la violence qui continue d’endeuiller la population.
Rédaction Kominotek NEWS

