
Après une longue période de discrétion, l’Église Épiscopale d’Haïti a décidé de prendre publiquement position dans l’affaire liée à la saisie d’armes, de munitions et de faux billets en juillet 2022 à la douane de la capitale.
Dans une note rendue publique, l’institution religieuse indique vouloir apporter des éclaircissements à l’opinion nationale et internationale sur un dossier qu’elle juge complexe et lourd de conséquences. Elle affirme également répondre aux préoccupations exprimées par des organisations de défense des droits humains et par les médias.
L’affaire remonte au 14 juillet 2022, lorsque des cargaisons consignées au nom de l’Église avaient été interceptées lors d’une opération menée par la Police judiciaire haïtienne. Cette intervention avait conduit à l’arrestation de plusieurs personnes, dont des membres du clergé et des fidèles, soupçonnés d’implication dans un réseau de trafic d’armes et de munitions.
Face à ces accusations, l’Église Épiscopale conteste la version des faits et soutient que certains des individus arrêtés seraient injustement poursuivis. Elle dénonce des irrégularités dans la procédure judiciaire et demande la libération de ceux qu’elle considère comme innocents.
L’institution explique avoir choisi, jusqu’à présent, de ne pas s’exprimer publiquement afin de respecter le déroulement de l’enquête et de ne pas interférer dans le travail de la justice. Toutefois, elle estime aujourd’hui nécessaire de défendre sa réputation ainsi que celle de ses membres, tout en appelant à une instruction impartiale.
En citant un passage biblique pour appuyer sa position, l’Église insiste sur l’importance de distinguer clairement les responsabilités dans ce dossier sensible. Cette prise de parole relance le débat autour d’une affaire qui soulève des enjeux majeurs liés à la sécurité, à la crédibilité des institutions judiciaires et à la confiance du public.
Rédaction Kominotek NEWS

