
Le climat reste particulièrement tendu dans l’Artibonite après les violences survenues à Jean-Denis. Dans une note rendue publique, le Mouvement Patriotique du Renouveau (MPARE) a vivement condamné le massacre du 29 mars, pointant du doigt ce qu’il qualifie d’inaction des autorités face à la montée de l’insécurité.
Le mouvement politique dénonce également le silence des élites et tire la sonnette d’alarme sur une situation qu’il juge alarmante dans les zones rurales. Il évoque une combinaison de facteurs préoccupants, notamment la violence persistante, la pauvreté, la corruption et un affaiblissement de la souveraineté nationale. À travers ce message, le MPARE appelle les dirigeants à prendre leurs responsabilités tout en adressant, en cette période, des vœux à la population.
Pendant ce temps, les forces de l’ordre tentent de reprendre le contrôle du terrain. La Police nationale d’Haïti (PNH), appuyée par la Force de Répression des Gangs (FSG), a lancé depuis le 31 mars une série d’opérations dans le département. Plusieurs barricades érigées par des groupes armés ont été démantelées, notamment dans la zone de Pierre Payen.
Les autorités indiquent également que des individus armés ont été neutralisés et que des localités comme Bois Neuf, Jean-Denis, Bwajou et Ponjou ont été reprises, forçant les groupes criminels à battre en retraite. Les opérations se poursuivent afin de consolider ces avancées et d’assurer une présence sécuritaire durable.
Ces interventions apparaissent comme une réponse directe aux préoccupations exprimées par divers acteurs, dont le MPARE, face à la dégradation de la situation sécuritaire. Elles traduisent une volonté affichée des autorités de restaurer l’ordre et de sécuriser les axes stratégiques dans une région fortement affectée par les violences armées.
Rédaction Kominotek NEWS

