Une série d’attaques sanglantes à Jean-Denis fait des dizaines de victimes malgré l’intervention des forces de l’ordre

La violence armée continue de frapper durement le département de l’Artibonite. Entre le 28 et le 30 mars, la localité de Jean-Denis a été le théâtre d’une attaque d’une rare intensité, attribuée au gang « Gran Grif ». Le bilan provisoire fait état d’au moins une trentaine de morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.
Selon des informations relayées lors de l’émission Panel Magik sur Radio Magik 9, les violences ont éclaté dans la nuit du samedi à dimanche, alors que la population participait à des festivités culturelles rara. Profitant de la concentration de civils dans la zone, des individus lourdement armés ont ouvert le feu, incendié des maisons et semé la panique, provoquant un déplacement massif des habitants. Plusieurs personnes sont également portées disparues.
Face à cette situation, la Police nationale d’Haïti (PNH), appuyée par des éléments de la force multinationale incluant des agents kenyans, a mené une opération dans la zone le 29 mars. Les autorités ont indiqué que les assaillants avaient aménagé des obstacles, notamment des tranchées, pour ralentir l’intervention des forces de l’ordre. Avant leur arrivée, au moins 16 personnes avaient déjà été tuées et une dizaine blessées, tandis que plusieurs habitations avaient été réduites en cendres.
La PNH affirme avoir repris le contrôle de Jean-Denis et poursuit activement les opérations afin de neutraliser les membres du groupe armé impliqué. Toutefois, la situation reste fragile dans l’ensemble de la région.
Dans les zones avoisinantes, notamment vers Saint-Marc, la présence persistante de groupes armés continue d’alimenter un climat de peur. L’ampleur de ces attaques et leur répétition soulignent les défis majeurs auxquels font face les autorités en matière de sécurité, dans un contexte où les populations civiles restent particulièrement vulnérables.
Rédaction Kominotek NEWS

