
Le climat d’insécurité qui frappe Haïti continue d’épargner aucun secteur, pas même les forces de l’ordre. Le syndicat de la police, SPNH-17, a vivement condamné la tentative d’assassinat visant le policier Louis Widnel, affecté à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), survenue dans la zone de Caradeux.
Selon les informations communiquées par le syndicat, plusieurs individus seraient impliqués dans cette attaque, parmi lesquels Saint-Fort Luckson, présenté comme un employé administratif de la Police nationale, ainsi que Bazil St Fleur et un individu identifié sous le nom de Casimir. Ces derniers auraient agi avec l’appui d’un groupe armé.
Les assaillants auraient non seulement tenté de tuer l’agent, mais également emporté son arme de service, ses pièces d’identité et une somme d’argent qu’il détenait au moment des faits. Cet acte souligne, une fois de plus, la vulnérabilité des policiers, même en dehors des opérations officielles.
Dans un communiqué, le SPNH-17 dénonce un incident « extrêmement préoccupant », révélateur d’une dégradation profonde du système sécuritaire, y compris au sein de l’institution policière elle-même. Le syndicat estime que cette situation met en lumière des failles graves en matière de contrôle et de protection du personnel.
Face à cette situation, le SPNH-17 appelle les autorités compétentes, notamment la Direction générale de la Police nationale, la DCPA et la DCPJ, à prendre des mesures urgentes. Il exige l’arrestation rapide de tous les individus impliqués et leur traduction en justice pour tentative d’assassinat, association de malfaiteurs et détention illégale d’armes.
Alors que les forces de l’ordre sont en première ligne dans la lutte contre l’insécurité, cet incident relance le débat sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des agents et de restaurer la confiance au sein de l’institution policière.

