
L’ancien sénateur haïtien Rony Célestin est attendu devant les autorités judiciaires le mardi 31 mars 2026, dans le cadre d’une enquête menée par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Selon une correspondance officielle, l’ex-parlementaire est convoqué au Bureau des affaires financières et économiques (BAFE) pour être entendu sur un dossier dont les contours restent, pour l’instant, non précisés.
La convocation, signée par l’inspecteur général Marc Justin, directeur central de la police judiciaire, fixe l’audition à 11 heures dans les locaux du BAFE. Si la nature exacte des faits reprochés n’a pas été révélée, cette démarche traduit néanmoins un intérêt marqué des enquêteurs pour le témoignage de l’ancien élu, dans le cadre d’investigations en cours.
Aucune indication n’a été donnée quant au statut de Rony Célestin dans cette affaire — témoin, suspect ou autre — mais les autorités entendent manifestement recueillir des éléments susceptibles de faire avancer le dossier.
Cette convocation intervient dans un contexte particulier, alors que l’ancien sénateur fait déjà l’objet de sanctions imposées par le Canada et les États-Unis. Son nom a également été mentionné dans plusieurs rapports de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), évoquant des soupçons de pratiques frauduleuses.
Sur le plan politique, cette évolution s’inscrit dans une période de recomposition, marquée par des débats autour du rôle et de la participation de personnalités sanctionnées dans la vie publique. Depuis le 7 février, plusieurs figures concernées auraient entrepris des démarches en vue d’un éventuel retour sur la scène politique, alimentant les controverses.
À ce stade, Rony Célestin n’a pas encore réagi publiquement à cette convocation. L’audition prévue pourrait toutefois apporter de nouveaux éclairages sur cette affaire, dans un climat où les enjeux judiciaires et politiques restent étroitement liés.

