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Insécurité en Haïti : le gouvernement mise sur une stratégie combinant répression et réinsertion

Le gouvernement haïtien entend intensifier sa lutte contre l’insécurité en adoptant une approche globale mêlant opérations sécuritaires et programmes de réinsertion sociale. Cette orientation a été réaffirmée lors d’une réunion stratégique tenue à la Primature, sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, en présence de plusieurs acteurs nationaux et internationaux.

Cette rencontre de haut niveau a rassemblé notamment la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) ainsi que des partenaires techniques et financiers, dans un contexte marqué par l’intensification des opérations des forces de sécurité dans des zones sous influence de groupes armés.

Selon les autorités, la stratégie adoptée repose sur deux piliers complémentaires : le renforcement de la répression contre les activités criminelles et la mise en place de mécanismes de réinsertion ciblés. Le chef du gouvernement a insisté sur l’urgence de freiner le recrutement de jeunes par les réseaux criminels, qu’il considère comme une menace majeure pour la stabilité du pays.

Dans cette optique, l’exécutif prévoit de proposer des alternatives concrètes aux populations les plus exposées, notamment les mineurs, les adolescentes et les femmes en situation de vulnérabilité. Des programmes de formation et d’accompagnement socio-économique devraient être déployés afin de favoriser leur intégration et réduire leur exposition aux groupes armés.

Le Premier ministre, qui préside également le Conseil supérieur de la Police nationale, a tenu à préciser que cette démarche ne constitue en aucun cas un relâchement face à la criminalité. Il a réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre et sanctionner les auteurs d’infractions, en s’appuyant sur un appareil judiciaire renforcé.

À ce titre, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, a été chargé de dynamiser l’action judiciaire, notamment à travers le déploiement de pôles judiciaires dans différentes régions du pays. L’objectif est d’améliorer la réponse pénale et de lutter plus efficacement contre l’impunité.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit de renforcer la coordination avec ses partenaires internationaux afin d’assurer un suivi rigoureux des actions engagées. La présidente de la CNDDR, Guerda Prévilon, aura pour mission de piloter ce dispositif stratégique, qui inclut la création d’infrastructures sécurisées destinées à accueillir les bénéficiaires des programmes de réinsertion.

Plusieurs organisations internationales ont pris part aux discussions, dont l’Organisation internationale pour les migrations, l’UNICEF, l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le développement. Ces institutions ont exprimé leur engagement à soutenir les efforts du gouvernement haïtien, tout en veillant au respect des priorités nationales.

Dans un pays confronté à une insécurité persistante, cette stratégie mixte pourrait marquer un tournant si elle est effectivement mise en œuvre. Elle vise à répondre à l’urgence sécuritaire tout en s’attaquant aux causes profondes de la violence, notamment l’exclusion sociale et le manque d’opportunités pour les jeunes.

Rédaction Kominotek NEWS

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