L’Iran officialise le décès de l’ancien patron de la sécurité, Israël menace le frère du Guide Suprême

L’Iran a officiellement annoncé mercredi la disparition d’Ali Larijani, figure centrale du pouvoir politique et militaire du pays, décédé dans des circonstances troubles. Le gouvernement a indiqué que l’ancien président du Conseil de sécurité nationale avait été victime d’une attaque perpétrée par des « avions de combat israéliens et américains » qui auraient ciblé sa résidence familiale, selon une déclaration publiée par la télévision publique iranienne. Parallèlement, le Premier ministre israélien a affirmé que son pays « ne laisserait aucun répit à Mojtaba Khamenei », le demi-frère du Guide Suprême, en évoquant des actions similaires contre lui.
Ali Larijani, 63 ans, était l’un des hommes les plus puissants de la République islamique, ayant occupé des postes clés au sein des forces armées et du gouvernement. Son rôle dans la direction du Conseil de sécurité nationale, chargé de superviser les opérations militaires et diplomatiques, en fait un acteur stratégique dans la gestion des crises régionales. Son décès, survenu dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et ses adversaires occidentaux, déclenche des spéculations sur la possibilité d’un conflit majeur. Les autorités iraniennes ont accusé les États-Unis et Israël de lancer une campagne « systématique » contre leurs élites, tandis qu’Israël a rejeté ces allégations comme « des provocations destinées à déstabiliser la région ».
Selon l’agence de presse Fars, l’attaque aurait ciblé la demeure de sa fille, située à l’est de Téhéran, un quartier résidentiel peu exposé aux conflits. Des images diffusées par des médias d’État montrent des débris et des dégâts structurels, bien que l’origine exacte de l’incident reste contestée. Le porte-parole de l’armée iranienne a évoqué une « opération de sabotage », sans donner plus de détails, tout en appelant à la prudence face aux « manœuvres étrangères ».
De son côté, le gouvernement israélien a réagi avec fermeté, affirmant que « la menace pèse autant sur Mojtaba Khamenei que sur ses alliés ». Le Premier ministre israélien a précisé que son pays « ne permettrait aucun renforcement de la menace iranienne », soulignant un plan « continu et inébranlable » contre les figures du pouvoir iranien. Cette déclaration a suscité des vagues d’inquiétude à Téhéran, où les responsables s’interrogent sur les intentions de Tel Aviv.
Les réactions internationales sont mitigées. L’Union européenne a appelé à un « certain recul » pour éviter une escalade, tandis que la Chine a exprimé « ses respects envers la famille de l’ancien officier » tout en exhortant les parties à « dialoguer ». En revanche, les États-Unis ont refusé de commenter directement l’affaire, préférant se concentrer sur leurs négociations nucléaires avec l’Iran.
Le décès d’Ali Larijani survient à un moment crucial pour l’Iran, déjà confronté à des sanctions économiques et à des défis internes. Son influence sur la ligne dure de la République islamique a toujours marqué les décisions militantes du pays. L’annonce de son décès pourrait affecter la dynamique du pouvoir, en particulier dans un contexte où la succession au sein du Guide Suprême reste un point de friction.
Les autorités iraniennes ont organisé des funérailles symboliques à Téhéran, où des milliers de personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à l’ancien chef de la sécurité. Des orateurs ont évoqué sa « fidélité à la révolution islamique » et son « combat contre l’impérialisme ». En parallèle, des rumeurs circulent sur une possible mobilisation militaire, mais aucune preuve concrète n’a été avancée à ce stade.
Cette crise soulève des interrogations sur la capacité de l’Iran à maintenir sa stabilité face à des pressions externes croissantes. Les observateurs redoutent une escalade de la violence, particulièrement après les menaces israéliennes envers Mojtaba Khamenei, proche du Guide Suprême. L’avenir des relations entre les deux pays, historiquement opposés, reste donc incertain.
Rédaction Kominotek NEWS

